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du golfe et des banlieues,
Liste des numeros de la nouvelle série,
numéro
6 (mars 2002)...
Le Courrier des Incrédules
Conseils de révision
Actualités de mars 2002
oooOOO§§§OOOooo
GAS CHAMBERS: FROM THE CORE OF THE
CRUX
TO THE CHOIR OF THE CROOKS
oooOOO§§§OOOooo
BOURDIEU
CHEZ LES REVIZOS: UN INEDIT
Bourdieu était un nain de la pensée mais
un nain dogmatique. C'est pourquoi il a plu à quelques générations
de déboussolés, avides de carrière, comme lui. Aron,
qui l'avait nourri dans son sein, avait dit de lui ce qu'il fallait dire:
un petit chef arrogant. Sur le tard, après vingt ans de règne
de la gauche, sans risque, il s'est découvert un prurit d'action politique
et il a rejoué la partition que Sartre avant chantée au décours
de 68. Les idiots, les jeunes nés de la dernière pluie et les
coquins s'y sont laissé prendre.
Quand, à la suite du décès d'un
de ses anciens membres, la Vieille Taupe, ou les produits de la décomposition
du mouvement révolutionnaire qui se reconnaissaient encore plus ou
moins sous ce nom, publia une nécrologie de Maurice di Scuillo dans
le "carnet" du Monde, qui n'était pas sans rigueur
et sans force de pénétration, comme souvent les textes de la
Vieille Taupe (Le Monde du 4 septembre 1998). Il était signé, à très
juste titre "les copains de Maurice". Voir
ce texte
La vie des textes, par eux-mêmes, est souvent surprenante.
En tout cas, une dame patronnesse de la Maison des Sciences de l'Homme, collaboratrice
du direct(ment)eur de la Maison, Maurice Aymard, allait tout avaler, l'hameçon,
la ligne et les plombs. Anne Laurent se mit donc à écrire à diverses
personnes pour chosifier Maurice et en faire un bien culturel propre à revivifier
une gauche exsangue. Déjà, il n'y a guère, les médicastres
pressaient les momies égyptiennes pour en extraire une huile de jouvence.
La dame de la MSH voyait déjà "l'irruption de l'homme
quelconque comme héros littéraire" dont elle demandait à Didier
Bezace, directeur alors du Théatre de la Commune à Aubervilliers,
le pays des ahuris, de s'emparer: "Votre théâtre se constituant
comme une sorte de comité de vigilance, de point d'observation du
monde, et se tressant avec tous les autres textes du monde". Nous, quand
on entend ce jargon, on ne tresse pas, on se trisse. Les comité de
vigilance, on sait où ça mène, la Kolyma en quelques étapes.
La bonne dame, voulant vraiment faire une oeuvre,; et
promettant à Maurice une gloire posthume à laquelle il n'avait
nullement prétendu, et à laquelle il préférait
certainement son kil de rouge, avait écrit au seigneur Bourdieu en
son Collège de France, en lui envoyant la nécro en question.
Elle lui susurrait des trucs comme ceci: "Et je me suis dit qu'il y
avait de quoi faire une étude. Toute la séquence a des origines
populistes-anarchistes, et aussi des résonances années 70.
Les "copains de Maurice", c'est une population sans doute aisément
identifiable [Tu parles, la Vielle Taupe !!! ], une bande d'amis,
des militants de comités de quartier, etc. Mais la séquence
est aussi évidemment apparentée au mouvement des pétitionnaires
des hivers derniers, avec cette certaine solidarité informelle, cherchant
la forme sans le maître. On peut aussi penser, à son sujet, à l'irruption,
depuis les 15 dernières années, de l'homme quelconque comme
héros littéraire, ou comme sujet d'étude historique.
[On voit que cette dame manque de culture politique, sinon elle saurait
que l'Homme Quelconque, l'Uomo qualunquista, a été,
dans l'Italie d'après-guerre, une sorte de résurgence du fascisme.]
Et naturellement, la démarche est à corréler avec la
place et le rôle des médias tels qu'on les vit, et commence à les
analyser. Ce qui me semble intéressant à étudier, et
qui est un corpus tout prêt et facile à isoler, ce sont ces
cent personnes qui ont répondu [...].
Dans le nom de Bourdieu, il y a d'abord "bourde".
Présentée ainsi dans le jargon der Eigentlichkeit, il était
prêt à sauter en parachute à l'aveugle, au milieu des
révizos qui ne s'attendaient pas à recevoir cette gloire
sur la cafetière. Il prit sa plume et répondit:
"merci de m'avoir associé à l'aventure
des "copains de Maurice", qui m'avait échappé. Je
crois, comme vous, qu'il y a là un très beau sujet de recherche et
-- il faudrait trouver un ton et un style -- de publication. Je vais
en parler autour de moi -- mais vous-même, pourquoi pas ?
"Je serais heureux de recevoir (contre paiement évidemment)
une copie du livre et je pourrais peut-être aider à le faire
accéder à l'internet (vous pourriez en parler, de ma part, à Salah
Bouledja -- et à son ami Mejid -- au centre de sociologie européenne
de la MSH.
"Je vous remercie encore et je serais heureux de
savoir la suite..."
Il n'y a pas eu de suite. La Vieille Taupe et ses affidés
ne se souciaient pas de devenir un objet d'études pour des sociologues
en mal de justifications politiques. No Cobaye. Elle a refusé le canular
que ces pauvres gourdes avaient monté d'elles-mêmes. Elle n'avait
nulle envie de fréquenter des notables freakés de ce genre-là.
On tient à sa réputation dans le quartier.
HALTEROPHILIE
-
Préface à l'édition française
-
-
de son livre par Arthur R. Butz
-
-
- Mes recherches sur ce qu'on appelle "l'Holocauste
juif" ont commencé en 1972 et vingt-six ans ont passé depuis
la première publication de ce livre en Grande-Bretagne en 1976 sous
le titre de The Hoax of the Twentieth Century, "La Mystification
du vingtième siècle". Il s'est écoulé vingt-cinq
ans depuis la sortie d'une deuxième édition britannique,
légèrement révisée, et de la première édition
américaine en 1977 dont la présente édition française
est la traduction. Il s'y ajoute trois conférences que j'ai données
en 1979, 1982 et 1992.
-
- Je puise une certaine fierté dans
le fait que ce livre peut encore intéresser un quart de siècle
après sa publication. Néanmoins, l'âge de ce texte
ainsi que les grandes avancées qui sont intervenues par la suite
dans le révisionnisme, particulièrement en France sous l'impulsion
d'un savant brillant et courageux, Robert Faurisson, rendent nécessaire
un bref commentaire sur la valeur que peut avoir ce livre pour le lecteur
d'aujourd'hui. Comment peut-il se faire qu'un livre vieux d'un quart de
siècle ne soit pas entièrement dépassé aujourd'hui
? Qu'est-ce qu'un lecteur d'aujourd'hui peut en retirer ? Ne serait-il
pas préférable de réviser ce texte pour prendre en
compte ce qui s'est passé depuis sa sortie ?
- Dans la perspective qui est la nôtre
aujourd'hui, ce livre a des défauts et certaines personnes, dont
je suis, pourraient faire mieux maintenant. Alors même que je reconnais
ces défauts, je peux plaider ma cause en faisant remarquer que j'étais
un homme seul qui travaillait sans presque aucun secours. À l'exception
de Wilhelm Stäglich, les correspondants que j'avais avant la sortie
du livre en 1976 n'avaient pas alors laissé de trace significative
dans le travail du révisionnisme et ne l'ont pas fait non plus depuis.
Les textes à tendance révisionniste n'étaient pas
nombreux. Certains étaient exécrables, ce qui n'arrangeait
pas les choses. Du côté positif, on trouvait Paul Rassinier,
Thies Christophersen et Wilhelm Stäglich. À cette époque-là,
les écrits de Paul Rassinier, ancien déporté politique à Buchenwald,
avaient le double intérêt d'être une source, un récit
d'expériences personnelles, et un exposé du contexte historique
(aujourd'hui l'intérêt de Rassinier se limite à sa
qualité de source). Christophersen et Stäglich étaient
des Allemands qui avaient été stationnés dans la région
d'Auschwitz et ne valaient que comme sources, bien que Stäglich ait
plus tard écrit un livre de caractère historique. Mais même
en prenant en compte ces trois auteurs, le complexe historique n'était
pas là. Je vais expliquer ce point.
- Le style de mon livre est certainement
dépourvu d'élégance. Je crois que mon style s'est
beaucoup amélioré depuis mais, comme chez la plupart de ceux
qui ont reçu une éducation technique, il demeure, dans le
meilleur des cas, sec et sans grâces. Mais enfin, il a permis de
faire le travail.
- On voudra bien ne pas trouver immodeste
de ma part l'affirmation selon laquelle ce livre est le meilleur du genre
car il est le seul livre dans son genre. Si l'on compare mon livre aux
autres, on verra que mon approche est horizontale alors que la leur est
verticale. Des auteurs qui ont travaillé après moi ont choisi
des sujets bien délimités et ont creusé plus profond
que moi. Ces façons de faire verticales s'opposent à la mienne
qui est horizontale. J'ai tâché de couvrir tous les aspects
raisonnablement significatifs du problème. La question des chambres à gaz
n'était qu'une parmi d'autres. J'ai essayé de montrer ce
qui s'est passé autant que ce qui ne s'était pas passé.
J'ai montré l'importance du mouvement sioniste. J'ai discuté les
politiques des Alliés et les influences juives qui se sont exercées
sur elles. Les sources que j'ai utilisées, les procès de
Nuremberg, les rapports de la Croix-Rouge, les documents du Vatican, les
coupures de presse, semblent aller de soi aujourd'hui mais ce n'était
pas le cas à cette époque-là. Pour aider à comprendre
les premiers procès pour crimes de guerre, j'ai donné comme
paradigme les procès de sorcellerie.
- Je peux aussi revendiquer une autre
contribution apportée par ce livre, que l'on peut discuter parce
qu'aujourd'hui elle peut sembler ridicule. J'ai traité les camps
de concentration comme des institutions particulières qui existaient
en des lieux particuliers et les événements prétendus
qui s'y sont déroulés, s'ils s'y sont déroulés,
dans un espace réel et un temps réel. Par "espace réel",
j'entends un espace dans lequel nous évoluons tous, dans lequel
ce qui se passe à Auschwitz se passe en même temps que le
président Roosevelt tient des réunions à Washington,
que je vais à l'école, etc.
- Cela paraît si évident
que je pourrais sembler présomptueux de vouloir présenter
cela comme une perspective originale, mais attendez voir. L'impression
que j'ai tirée de mes lectures était que les événements
qui y étaient relatés auraient pu aussi bien se passer sur
la planète Mars, tant était sensible l'absence d'un contexte
plus large. Comme je le rappelle au lecteur dans le chapitre 5, "Une
guerre faisait rage pendant la seconde guerre mondiale."
- Prenez la présentation que je
fais d'Auschwitz, le principal camp que l'on dit "d'extermination".
J'ai commencé par décrire Auschwitz comme un camp qui remplissait
toutes les fonctions que remplissaient les autres camps allemands typiques
que l'on ne qualifie pas de camp d'extermination ; j'ai précisé ce
qu'étaient ces fonctions et j'ai présenté une carte
montrant où se trouvaient les camps allemands. Ensuite, j'ai décrit
les aspects uniques que présentait Auschwitz et les raisons pour
lesquelles les Alliés devaient s'intéresser à ce qui
s'y passait. J'ai donné des photos des fours crématoires
d'Auschwitz et d'autres camps. J'ai donné une carte de la région
d'Auschwitz et un plan de la partie "Birkenau" du camp d'Auschwitz.
Ce plan et les différentes cartes servent à montrer au lecteur
exactement où se trouvaient en Europe, en Pologne, à Auschwitz,
les prétendues grandes chambres à gaz. Ensuite j'ai pris
le cas d'un groupe particulier de juifs, les juifs hongrois, que j'ai examiné non
seulement du point de vue de ce qui s'est dit sur les camps allemands mais
aussi du point de vue de ce qui se passait en Hongrie. Pour moi, le problème
des juifs hongrois se posait autant comme un événement qui
se déroulait en Hongrie qu'un événement se passant à Auschwitz.
Et même, en me plaçant dans le cadre d'Auschwitz, je prenais
un angle de vue différent, celui des Alliés qui, à cette époque-là,
s'intéressaient beaucoup à Auschwitz en tant que zone industrielle à bombarder
et qui devaient photographier le camp dans ce but.
- Les photos ont été rendues
publiques trois ans après la sortie de mon livre et ont confirmé mes
conclusions, mais ce n'est pas là ce sur quoi je désire insister
maintenant. Ce qui importe ici est ma méthode qui, si invraisemblable
que cela puisse paraître, était la seule à cette époque
là à replacer Auschwitz dans son contexte historique. Certes,
une partie de ce que j'ai dit à ce sujet se trouvait déjà dans
des ouvrages plus anciens qui cherchaient à expliquer comment l'histoire
des "exterminations" s'était diffusée, mais c'étaient
des bribes et des morceaux qui se trouvaient en marge de ces récits.
Il fallait quand même aller pêcher à droite et à gauche.
Ainsi, par exemple, il semble évident qu'à une discussion
du problème d'Auschwitz, il faut joindre une carte de la région
et un plan de Birkenau : j'ai dû fabriquer la carte en compilant
plusieurs sources et emprunter le plan, non pas à l'un des ouvrages
classiques sur l'Holocauste, du genre Hilberg ou Reitlinger, mais à un
livre allemand consacré au procès des gardiens d'Auschwitz
en Allemagne en 1963-65. Hilberg, Reitlinger et les autres auteurs semblables étaient
très avares de cartes et de photos, sauf dans les livres uniquement
destinés à montrer des photos. On pourrait dire, en simplifiant à peine,
qu'ils vous vendaient ou un livre d'images, ou un livre de texte, mais
il n'y en avait pas qui mêlât les deux de façon profitable.
- Je crois que mes analyses ont provoqué un
travail de recherche sur certains sujets précis, même si personne
ne veut le reconnaître. Le scepticisme que j'ai affiché à propos
de la réalité du mystérieux "industriel allemand" qui,
selon le Congrès juif mondial, aurait passé des informations
en 1942 selon lesquelles on avait discuté de l'extermination des
juifs au quartier général de Hitler, pourrait avoir suscité les
enquêtes qui ont été faites ensuite pour déterminer
son identité. Walter Laqueur et Richard Breitman, dans Breaking
the Silence (1986) ont proposé Eduard Schulte, sans convaincre.
J'avais aussi insisté sur le fait que les Alliés n'avaient
guère bombardé Auschwitz, ce que Laqueur (The Terrible
Secret, 1980) et Martin Gilbert (Auschwitz and the Allies, 1981)
ont essayé d'expliquer, mais en vain.
- C'est dans mon livre, je crois, qu'on
parle pour la première fois de la possibilité de ces photos
de reconnaissance aérienne en 1944 et de leur utilité pour
nous1.
- Je crois également que mon livre
a provoqué, peut-être par des intermédiaires, la publication
de ces photos par la CIA en 1979, mais elle ne voudra pas le reconnaître.
- J'ai analysé les aspects spécifiques
du processus d'extermination à Auschwitz tel qu'il ressort des récits.
J'ai montré que les faits matériels spécifiques nécessitaient
une explication double pour des faits relativement ordinaires, comme les
transports, les sélections, les douches, la tonte des cheveux, le
Cyklon-B, les crématoires, etc., toutes choses réelles et
relativement ordinaires auxquelles on a donné une interprétation
parallèle. Avoir découvert cela ne donne pas grand mérite
aujourd'hui, mais à l'époque c'était méritoire.
C'est ça qui a fourni la trame de toutes les recherches révisionnistes
qui ont suivi sur le problème d'Auschwitz.
- Je considère que mon livre a
généralement "raison" encore aujourd'hui, surtout
dans le sens où les différentes parties historiques s'accordent
entre elles et elles s'accordent sans qu'il soit besoin de mystères
particuliers. Regardez comment les historiens conventionnels se débattent
avec tous leurs mystères. Comment et quand l'ordre d'extermination
fut-il donné ? Est-ce que cet ordre a même été donné ?
Pourquoi est-ce que les Alliés n'ont pas identifié ce qui était
(censé être) en train de se passer à Auschwitz ? Pourquoi
est-ce que le Pape n'a pas condamné directement l'extermination
physique, même après que les Allemands eurent été chassés
de Rome ? Pourquoi la presse alliée n'a pas donné plus d'importance
aux informations faisant état de l'extermination des juifs au lieu
de les enterrer dans les pages intérieures des grands journaux ?
- Cette analyse horizontale demeure unique
dans la production révisionniste. Le livre décrivait un complexe
historique et cette description demeure valide aujourd'hui. Il a rendu
les études spécialisées plus faciles parce que les
chercheurs n'avaient plus à se préoccuper de se replacer
dans un contexte plus large ; ils n'avaient qu'à renvoyer le lecteur
curieux à mon livre. Sans être parfait, mon travail le permettait.
La preuve en est que parmi les révisionnistes, qui voient certainement
les défauts du livre, il ne semble pas qu'il y ait une forte demande
pour un travail amélioré, intégrant de nouvelles données,
et il ne se profile aucun candidat pour le faire.
- Un exemple : on veut discuter la question
des chambres à gaz à Auschwitz. Mon vieux livre n'aide pas
beaucoup pour être à la page et il n'y aura pas beaucoup de
raisons de le citer. Il y a des écrits beaucoup plus récents
et plus concluants, notamment ceux de Faurisson, mais je n'imagine pas
que l'on puisse s'aventurer de façon assurée dans une controverse
de ce genre sans s'être doté au préalable d'une compréhension
du contexte historique général, tel qu'il est fourni par
mon livre. Par conséquent je ne peux pas imaginer un révisionnisme
de l'Holocauste sans recours à un livre tel que le mien, même
s'il n'est pas nécessaire d'y faire directement référence
aujourd'hui.
- Il reste le seul livre de son genre.
Il serait excellent de disposer d'un meilleur livre mais il me semble que
deux problèmes se posent. D'abord, un tel livre, s'il fallait l'écrire
en tenant compte de tout ce que nous savons maintenant, ne tiendrait pas
en un seul volume. C'est pourquoi je rejette l'idée de chercher à mettre
ce livre au niveau des connaissances actuelles. On passerait très
vite d'une mise à niveau à un travail entièrement
nouveau. Vouloir garder le contenu d'origine et l'organisation du livre
affaiblirait le projet de mise à niveau. Le meilleur instrument
pour mettre le lecteur au courant des dernières recherches révisionnistes
serait un recueil de textes provenant de divers auteurs, et non un ouvrage
venant d'une plume unique2.
- En second lieu, il y a un paradoxe :
une faiblesse du livre explique en partie sa force. Du point de vue qui
est le nôtre aujourd'hui, il semble que le livre présente
beaucoup de choses de façon maladroite. Cela vient de ce que je
n'ai pas écrit ce livre comme un expert de ces questions. Je l'ai écrit
comme un ouvrage de recherche normal : j'étais moi-même en
train d'essayer de comprendre, comme l'aurait fait n'importe quel lecteur
sérieux et intelligent. Par conséquent, le livre est empreint
d'une relation de perspective commune, et donc d'une sympathie mutuelle
entre l'auteur et le lecteur qui ne pourrait pas se faire sentir dans un
livre nouveau, écrit aujourd'hui à partir d'une position
d'expert s'adressant à un lecteur néophyte. C'est la seule
relation qui soit concevable aujourd'hui. Je crois que c'est ce qui explique
l'effet parfois bouleversant que possède le livre. De ce point de
vue, il reste contemporain, il continue à "avoir raison" et
il convient de ne pas lui faire subir de révision importante.
- Le fait que ce livre soit encore valable
aujourd'hui provient des distorsions et des fausses représentations
que font habituellement les médias. Le résultat en est que
des millions de gens sont tellement peu informés qu'un point de
vue daté de 1976 leur paraît encore une grande nouveauté en
2002.
- Je considère que ce livre a eu
autant de succès qu'on pouvait raisonnablement espérer, dans
les circonstances où nous nous trouvions, mais il faut le voir aussi
comme l'un des succès du phénomène du révisionnisme
de l'Holocauste, que personne ne peut s'attribuer en particulier. Il me
semble que c'était un phénomène qui était seulement
dans l'air du temps, qui devait se développer et que j'ai seulement
pris part à ce développement. J'ai abordé cette question
dans une conférence qui forme ici le supplément A. Pour dire
les choses encore plus clairement, j'insisterais sur le fait que les juifs
ont joué un rôle très important dans ce développement
; ils ont leur part de responsabilité. Ce sont eux qui ont choisi,
en 1977, de répandre la nouvelle de l'existence de ce livre obscur
aux quatre coins de l'univers. Qui aurait pu imaginer une publicité aussi
massive pour un livre écrit par un auteur inconnu, publié par
une maison inconnue, et à peine disponible aux Etats-Unis ? Ils
ont utilisé les positions de pouvoir qu'ils occupent dans les médias
pour rendre le sujet de "l'Holocauste" prioritaire dans l'esprit
de la masse des gens ; nous y avons droit au petit-déjeuner, au
déjeuner et au dîner. Les lecteurs les plus jeunes pourraient
croire que cette "holocaustomanie" qui pervertit les affaires
publiques remonte à la seconde guerre mondiale alors qu'on doit
en réalité la faire remonter seulement à 1978, à la
sortie du docu-drame Holocaust sur la chaîne de télévision
NBC. Il n'y a eu que les groupes juifs ou qui recrutent de façon
prédominante des membres juifs pour maintenir, sur le campus de
la Northwestern University (région de Chicago) un intérêt
actif pour mon travail sur "l'Holocauste". Ce genre de dépendance
mutuelle ne fonctionne que pour les choses qui devaient arriver.
- Au moment où j'ai écrit
ce livre, il existait peut-être une demi-douzaine de chercheurs sérieux
travaillant sur le révisionnisme de l'Holocauste, connus ou inconnus
de moi. Aujourd'hui, ils sont si nombreux qu'il serait impossible d'en
faire la liste ; quant aux lecteurs de la littérature révisionniste
existant sur l'Holocauste, dans toutes les langues, il faudrait les compter
certainement par centaines de milliers, peut-être même par
millions.
- On a rendu de nombreux hommages involontaires à notre
succès. Le plus spectaculaire est sans doute l'ouverture du Musée
mémorial de l'Holocauste à Washington. Un appel de fonds,
signé de Miles Lerman, "président de la Campagne nationale",
en 1992 rangeait explicitement les "révisionnistes" parmi
ceux que le Musée allait "contrer". La Musée a
ouvert en avril 1993 "dans le but de réfuter les tentatives
révisionnistes visant à réduire la portée de
l'Holocauste3". Comme si
cela ne suffisait pas, le Congrès a pris, sans opposition, une résolution
qui porte sur deux points : il "déplore" le révisionnisme
et "encourage l'oeuvre vitale réalisée par... le Musée4". Ce Musée est une histoire de fous qui rend un
hommage involontaire à nos travaux5.
- Le Musée ne sera pas le dernier
monument. En 1996 les sénateurs juifs Barbara Boxer et Arien Specter
remettaient un chèque d'un million de dollars de subvention fédérale
au réalisateur juif Steven Speilbeerg pour sa "Fondation d'histoire
visuelle des survivants de la Shoah", pour un projet consistant à enregistrer
en vidéo les récits des "survivants" de la Shoah
(un mot hébreu qui remplace Holocaust). Specter a dit clairement
que cette subvention devait servir à s'opposer au succès
considérable rencontré par les révisionnistes6.
- Le projet de Mémorial de l'Holocauste à Berlin
est encore un exemple du même genre. Il lance une campagne destinée à rassembler
des fonds, en juillet 2001, qui est centrée sur le danger du révisionnisme7.
- En matière de révisionnisme,
l'apostasie est rare. Les cas les plus voyants sont ceux de personnages
publics qui n'étaient pas véritablement révisionnistes
mais qui avaient fait des remarques qui semblaient l'approuver. On a eu
l'exemple, en 1996, de l'abbé Pierre qui a rétracté assez
vite ses remarques révisionnistes mais ses anciens amis ne lui pardonnent
pas8. Cette histoire montre bien les contraintes
qui pèsent sur le travail révisionniste.
- On trouvera une preuve décisive,
s'il en faut encore une, de notre succès dans le passage de lois,
dans plusieurs pays européens, qui font un crime de publier le point
de vue révisionniste sur l'Holocauste. Ce genre d'écrits
circulait librement en Europe jusqu'à ce que l'actuel mouvement
révisionniste commence à marquer des points à la fin
des années 70. Le lecteur de la présente édition française
en est réduit, à cause de cette loi liberticide, à lire,
soit une édition publiée sous le manteau, soit une version
disponible sur Internet, stockée sur un serveur qui se trouve aux
Etats-Unis, hors de portée de la loi française. Le plus candide
des lecteurs lui-même en saisira la raison : Ils ne veulent pas que
l'on sache ces choses ! Ils essaient d'empêcher le vent de l'histoire
de passer.
-
- Notre succès est incontestable
mais il nous reste un long chemin à faire. La force du monstre agonisant
reste considérable.
- Evanston, Illinois, janvier 2002.
-
1
- Certains affirment, sans en apporter
la preuve, que le capitaine de l'armée américaine Jakob Javits,
devenu plus tard sénateur, a utulisé les photos en 1944 pour
demander que l'on bombarde Auschwitz. Voir les lettres publiées
dans l'hebdomadaire juif new-yorkais Forward, 23 février
2001, p. 10, et 6 avril 2001, p. 16. Si cette affirmation est vraie, ces
photos sont tombées dans l'oubli jusqu'à ce que je postule
leur existence dans mon livre de 1976. J'incline à penser que cette
affirmation n'est pas vraie.
-
- 2 Ernst Gauss, éd., Dissecting
the Holocaust: The Growing Critique of "Truth" and "Memory",
Theses and Dissertation Press, PO Box 64, Capshaw, AL 35 742 (USA), 2000.
C'est une version augmentée du texte originellement publié sous
le titre de Grundlagen für Zeitgeschichte: Ein Handbuch über
strittige Fragen des 20. Jahrhunderts, Tübingen, Grabert, 1994,
livre saisi et détruit par les autorités allemandes.
- 3 Chicago Tribune,
23 avril 1993, section 1, p. 18.
- 4 Résolution
193 du Sénat, votée le 9 novembre 1995 et Résolution
316 de la Chambre des Représentants votée le 16 avril 1996.
- 5 C'est peut-être
le cas le plus révélateur: ce Musée, qui a fait tant
de publicité et dépensé tant de millions de dollars,
n'a pas réussi à donner la description d'une chambre à gaz.
Robert Faurisson a commenté ce fait et relaté avec humour
sa rencontre avec le directeur du Musée, Michael Berenbaum. Voir "Pas
de chambre à gaz nazie à l'Holocaust Memorial Museum
de Washington (30 août 1994), in Écrits révisionnistes,
1974-1998, vol. IV, p. 1606-1607.
- 6 Boston Globe,
24 juillet 1996, p. A6. Spielberg est entré dans le "Shoah
business" (formule calquée sur l'expression américaine: There
is no businees like show business) par le biais de son film La liste
de Schindler, qui n'a pas pu non plus représenter une chanmbre à gaz.
Si je prends en compte ses autres films et les autres scènes de
ce film-là, je n'attribuerais pas cet échec à un scrupule
excessif de la part de Spielberg. Il est assez homme de spectacle pour
avoir compris qu'une description complète d'un gazage avec le Cyklon-B,
en accord avec la légende et les possibilités physiques,
aurait été absurde, même pour lui. L'exécution
du travailleur juif qui dépasse son quota de travail relève
d'une bêtise habituelle, mais les gazages, cela faisait trop.
- 7 The New York
Times, 18 juillet 2001, p. A6.
- 8 The New York
Times, 1er mai 1996, p. A6; The Boston Globe, 23 juillet 1996,
p. A5.
-
Cette préface orne la deuxième édition du livre de Butz sur le site de l'aaargh.
UNE GIFLE
AU MINISTRE DE L'INTERIEUR
Maître Eric Delcroix, avocat de Vincent Reynouard,
vient d'obtenir de la Cour administrative d'appel de Paris l'annulation de
l'arrêté ministériel du 2 septembre 1997 pris par Jean-Pierre
Chevènement, ministre de l'intérieur, à l'encontre du
livre de Vincent Reynouard: Le Massacre d'Oradour. Un demi-siècle
de mise en scène, interdisant la diffusion en France de cet ouvrage. Voir
cet ouvrage sur le site aaargh
L'arrêté faisait application de l'article
14 de la loi du 29 juillet 1881 Depuis 1939, cet article 14 n'est constitué que
d'un simple décret signé Daladier. Il permettait au ministre
de l'intérieur d'interdire de vente, de diffusion et de circulation
tout ouvrage étranger, quel que soit le caractère de son extranéité,
c'est-à-dire quelle qu'en soit la composante étrangère:
langue utilisée, nationalité de l'éditeur, nationalité de
l'auteur ou origine des documents utilisés. Il s'agissait d'un des
derniers bastions de la censure préalable en France, avec la loi de
1949 qui, prétendument pour protéger la jeunesse, permet encore
d'entraver la diffusion de certains livres, même à l'adresse
d'une clientèle majeure.
Il est bon de se rappeler, à cette occasion, que
M. Chevènement, désormais candidat à la dictature suprême,
laissera son nom associé à la censure et à l'obscurantisme
puisqu'il fut l'un des signataires de la promulgation de la loi Fabius-Gayssot
(du 13 juillet 1990) devenue l'article 24 bis de cette même loi sur
la presse du 29 juillet 1881.
On attend maintenant que les mesures imbéciles
prises par le préfet de la Haute-Vienne à l'encontre des publications
annexes, y compris les vidéos, de Vincent Reynouard soient levées,
sous peine de sanction des tribunaux administratifs, qui semblent s'acheminer à petits
pas vers une normalisation qui raboterait les aspects les plus arbitraires
des règles françaises.
Voici un extrait du jugement:
- Vu la requête, enregistrée
au greffe de la cour le 26 novembre 1998, présentée pour
Vincent Reynouard (...) et l'association VHO (Vrij Historische Onderzoek
...) par Me Delcroix, avocat;
- Vincent Reynouard et VHO demandent à la
cour:
- 1) d'annuler le jugement (...) en date
du 29 mai 1998 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté leur
demande tendant à l'annulation de l'arrêté du ministre
de l'intérieur du 2 septembre 1997 interdisant la circulation, la
distribution et la mise en vente sur le territoire français de la
publication intitulée "Le Massacre d'Oradour, un demi-siècle
de mise en scène";
- 2) d'annuler pour excès de pouvoir
cet arrêté; (...)
- Ils soutiennent que l'art. 14 al. 2
abusivement dit de la loi du 29 juillet 1991, issu du décret du
6 mai 1939 sur lequel prétend s'appuyer l'arrêté ministériel
contesté est devenu caduc; qu'il méconnaît l'article
10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme
et des libertés fondamentales proclamant la liberté d'expression;
que les motifs invoqués sont insusceptibles de correspondre aux
possibilités de limitation de la liberté d'expression prévues
par l'article 10-2 de la Convention européenne de sauvegarde des
droits de l'homme et des libertés fondamentales; que la décision
querellée, qui recèle une discrimination entre les ouvrages
français et étrangers est contraire au principe de l'égalité de
concurrence entre les opérateurs commerciaux des pays signataires,
proclamé par les traités de Rome et de Maastricht; que le
décret du 6 mai 1939 est contraire aux articles 11 et 17 de la déclaration
de 1789; qu'il a été implicitement abrogé par des
dispositions législatives ultérieures, et notamment le nouveau
code pénal; que la mesure d'interdiction en litige est constitutive
d'une voie de fait;
- Vu (...)
- Après avoir entendu au cours
de l'audience publique du 23 octobre 2001:
- - le rapport de M. Even, premier conseiller,
- - les observations de Me Delcroix, avocat,
pour Vincent Reynouard et VHO,
- - et les conclusions de M. Heu, commissaire
du Gouvernement; Considérant (...)
- Considérant que le régime
d'interdiction administrative institué en 1939 et inséré à l'article
14 précité de la loi du 29 juillet 1881 attribue compétence
au ministre de l'intérieur pour interdire (...); que la situation
très particulière régnant en 1939 pouvait justifier
un contrôle renforcé desdites publications, un régime à ce
point dérogatoire, discriminatoire et contraire à la liberté d'expression
ne présente plus, dans les circonstances actuelles, le caractère
d'une mesure nécessaire dans une société démocratique
au sens de l'alinéa 2 de l'article 10 de la Convention européenne
de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales;
qu'ainsi les dispositions précitées de l'article 14 de la
loi du 29 juillet 1881 ne sont pas compatibles avec les stipulations dudit
article 10; qu'il s'ensuit que l'arrêté attaqué du
ministre de l'intérieur du 2 septembre 1997, qui a été pris
sur le fondement de ces dispositions, est dépourvu de base légale;
que Vincent Reynouard et VHO sont, dès lors, fondés à soutenir
que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal
administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l'annulation
dudit arrêté; (...)
- DECIDE:
- Article 1er: Le jugement du tribunal
administratif de Paris en date du 29 mai 1998 et l'arrêté du
ministre de l'intérieur en date du 2 septembre 1997 sont annulés.
- Article 2: L'Etat versera la somme globale
de 1.000 euros à Vincent Reynouard et à VHO au titre de l'article
L761-1 du code de justice administrative.
- Article 3: Le présent arrêt
sera notifié à Vincent Reynouard, à VHO et au ministre
de l'intérieur. (...)
- Délibéré à l'issue
de l'audience du 23 octobre 2001.
Commentaire de Me Delcroix, qui a donc bien défendu
les libertés publiques: "Cet arrêt étant conforme à une
décision rendue le 17 juillet 2001 par la Cour européenne
des droits de l'homme (Ekin c/ France), je pense que nous pouvons considérer
qu'il n'y aura plus d'interdiction spécifique contre les ouvrages étrangers
en France." Nous avons nous aussi pris part à ce combat, maintenant
victorieux, en publiant le livre sur notre site. Nous attendons la levée
de l'interdiction d'autres ouvrages dont nous avons assuré l'accès
en contravention avec les mesures liberticides illégales et ianticonstitutionnelles
des gouvernements français (et allemands et autres).
UNE SUISSE
PAS NEUTRE
Quelles nouvelles de Vérité et Justice?
- La nécessité de V&J
se mesure à l'acharnement avec lequel on veut nous museler. Non
content de poursuivre pénalement les responsables de V&J, une
procédure civile est en cours visant à interdire et à spolier
V&J. Dans le cadre des poursuites pénales qui le frappent, Philippe
Brennenstuhl, vice-président de V&J, a écrit en date
du 30 décembre 2001 la lettre suivante à Pascal L'Homme,
président du Tribunal pénal de la Veveyse:
- Monsieur le Président,
- Par la présente, je vous confirme
mon intention de ne pas être représenté par un avocat.
- En effet, n'ayant qu'utilisé les
droits fondamentaux constitutionnels et ancestraux voulus par le peuple,
ma dignité humaine de citoyen suisse libre juge donc mon inculpation
et le procès à venir comme illégaux.
- Par conséquent, je ne veux pas
me rendre complice d'un procès politique, où la non-vérité et
la non-justice feraient en plus la part belle au sionisme international.
- C'est donc sans avocat-alibi que je
me rendrai à ce procès.
- Dans l'attente de cet événement,
recevez, Monsieur le Président, mes salutations.
- Bulletin d'information de l'Association
Vérité et Justice, No 13, de février 2002, p. 6. Association
Vérité & Justice, Case postale 355, CH-1618 Chatel
Saint Denis, Suisse.
TRAFIC D'ARCHIVES
-
Archives from World War II return
to Croatia
-
-
-
By Vlasta Kovac
-
- Zagreb, Croatia, Dec. 5 (JTA) After
10 years away from home, documents from Croatia´s most notorious
World War II concentration camp have returned home. The archives were returned
to the Jasenovac museum in a news conference Wednesday. Some 17,000 Jews
were tortured and killed in Jasenovac, known as the "Auschwitz
of the Balkans," as well as tens of thousands of Serbs, Roma --
commonly known as Gypsies -- and others.
- The collection was taken from the Jasenovac
museum for safekeeping during the civil war that ravaged the former Yugoslavia
in the early 1990s. It was turned over to the U.S. Holocaust Memorial Museum
in Washington last year.
- The return of the documents appears
to improve a situation that had become enmeshed in historic Balkan enmities.
When the war in Yugoslavia started in 1991 and the Yugoslav army entered
Jasenovac, Simo Brdar, a Bosnian Serb who formerly was assistant director
of the Jasenovac museum, took the archives to his home in the Serb-run
portion of Bosnia and Herzegovina.
- There he kept the trunks with the documents
until September 1999, showing them occasionally to foreign news crews.
- He then turned them over to Serbian
authorities in Bosnia. They did not initially inform Croatia because of
lingering resentment stemming from World War II, when Croatia´s Nazi
puppet state persecuted Serbs.
- In October 2000, Bosnian Serbian authorities
agreed to give the documents to the Holocaust museum in Washington for
a year to restore and inventory them, a plan that Croatian authorities
agreed to.
- In late November 2000, hundreds of thousands
of documents -- including more than 2,000 photographs, 70 taped oral histories
and thousands of other historical artifacts -- were shipped to the museum.
Some items were missing, and their whereabouts are still unknown. When
it became known last year that the Jasenovac documents were transported
to Washington, the Serbian Orthodox Church issued a statement saying that "all
the most important documents concerning Jasenovac have been removed and
taken to a safe place in one of the Serbian monasteries." The mistrust
between Croats and Bosnian Serbs still lingers, but church officials from
Serbia, Croatia and America have praised the museum´s efforts in
preserving the documents.
- "Your collective commitment is
truly appreciated," Father Irinej Dobrijevic, a senior official with
the Serbian church in North America, wrote to the museum. In addition to
keeping copies of the documents for itself, the Holocaust museum is
making copies for the Bosnian Serb archives in Banja Luka, the government
of Yugoslavia and the Yad Vashem Holocaust Memorial in Jerusalem.
- "Researchers around the world for
the first time are going to get accurate information about the history
of the Holocaust in Croatia, as well as what really happened in the
Jasenovac concentration camp,"said Arthur Berger, director of communications
for the U.S. Holocaust museum in Washington.
- The museum also has put up on its Web
site -- at <http//www.ushmm.org/jasenovac> -- a history of the Holocaust in Croatia,
a memorial to the Jasenovac camp and a section of oral histories in English,
Serbian and Croatian. Meanwhile, in Croatia, a permanent exhibition on
Jasenovac is being planned for next year. "There is still a lot of
research to be done," says Slavko Goldstein, who heads the Council
of the Jasenovac Memorial Grounds, which is made up of members of Croatia´s
Jewish, Serbian, and Roma communities and Jasenovac survivors.
- (JTA Staff Writer Peter Ephross in New
York contributed to this report.)
- <http://www.jta.org/page_view_story.asp?intarticleid=10621&intcategoryid=2>
TAGUIEFF
SAUVE LES JUIFS
PAT, le dégueulasse qui veut inverser les signes
de la réalité dans l'esprit des enfants (voir Conseils
de révisions de février 2002), pond un bouquin et tout
ce qu'il trouve comme plumitif pour lui passer la rhubarbe avant de lui
renvoyer le séné, c'est Rat d'équerre, le laquais
de Lanzmann, celui qui se tient derrière le carrosse et qui, à minuit,
se transforme en Minnie petite souris.
-
Taguieff, avertisseur d'incendie
-
-
- LA NOUVELLE JUDEOPHOBIE de Pierre-André Taguieff.
Fondation du 2 mars/Mille et une nuit, 238 p., 12 _ .
- Un constat sert d'amorce au dernier
livre de Pierre-André Taguieff : l'expansion planétaire d'une
déferlante judéophobe de type nouveau, n'épargnant
nullement la France. Le concept de "judéophobie" s'avère
intéressant : ce virulent phénomène se distingue aussi
bien de l'antisémitisme moderne, que du traditionnel et bimillénaire
antijudaïsme chrétien, tout en trahissant des traits communs
avec eux, ses ancêtres. Judéophobie : ce terme peu usité permet
de saisir que cette attitude relaie une longue histoire de haine, tout
en constituant simultanément un phénomène inédit.
- Dans quel contexte politique et idéologique
cette nouvelle judéophobie se déploie-t-elle ? On la rencontre
aussi bien dans une large frange des militants pro-palestiniens que dans "la
mouvance néo-chrétienne humanitaire", dans une bonne
fraction des "nouveaux anti-impérialistes" et autres néo-antimondialistes,
chez des "anarcho-trotskistes", chez des demi-soldes de feu le
communisme, qui substituent dans leur imaginaire le Palestinien au prolétaire,
et chez des "pacifistes". Le conflit israélo-palestinien
et la mondialisation de l'islam favorisent le recyclage de très
anciens fantasmes. Dans ce contexte resurgissent, peu déguisés,
l'idée conspirationniste d'un complot juif mondial (sous l'accusation
d'impérialisme américano-israélien, ou d'impérialisme
sioniste), l'amalgame entre le juif et la finance (en coagulant l'Amérique,
Israël et le capitalisme "mondialisateur"), l'accusation
de crimes contre les enfants (dynamisée par la mise en scène
de la mort du "petit Mohamed" et de la répression de la
seconde Intifada), le cliché de la perfidie (suggérer que
les victimes sont devenues des "bourreaux") et le fantasme du
maillage médiatique pro-sioniste (Drumont et sa "France juive" n'est
pas loin, sauf que, relookée, sa rhétorique est passée à gauche).
L'axe de rotation autorisant cette banalisation de la judéophobie
en la relatéralisant à gauche se situe dans la transformation
progressive d'Israël et du sionisme en repoussoirs absolus. Les voilà démonisés
- satanisés, même des forces de gauche en France, sombrant
dans la pensée magique - à tel point que le mot antisionisme "fonctionne
désormais, dans la plupart des contextes, comme un euphémisme" !
La critique contre l'Etat hébreu est toujours ontologique : l'Etat
d'Israël, coupable d'un "péché originel",
est le seul auquel on dénie le droit d'exister.
- Ce livre prend la figure d'un travail
philosophique qui "désocculte" le vrai, en déchire
le voile : rien n'est plus manifeste que cette judéophobie, rien
n'est plus présent, plus à l'oeuvre chaque heure et en plein
jour, et pourtant rien n'est moins signalé, rien n'est moins regardé,
rien n'est moins commenté. Cette judéophobie opère
au grand jour, ne se masque pas, et pourtant notre société feint
de ne la point voir, ou plutôt, elle la voit pour l'oublier séance
tenante, elle la voit sans la regarder.
- Schématisme et angélisme
- Le travail de Taguieff est une démarche
de vraie philosophie, suivant une méthode platonico-machiavélienne:
contraindre, comme Platon, le regard de son lecteur à se détourner
des ombres et faux-semblants qui le trompent, pour fixer son attention
sur la vérité effective (ou, pour parler machiavélien,
la "verità effetuale"), de ce phénomène
politique. On répute en effet l'antisémitisme mort, limitant
les hétérophobies actuelles au seul racisme anti-Arabes/anti-Noirs.
L'antiracisme demeure prisonnier d'un préjugé invétéré:
antisémitisme et racisme ne peuvent venir que de la droite et de
l'extrême droite. La "verità effetuale" est pourtant
différente de ce rêve politique: l'époque actuelle
s'inscrit en faux contre cette paresse de la pensée qui empêche
de déceler l'ambidextrie de ces pathologies politiques. L'une des
raisons de cette occultation s'élucide: ce phénomène
judéophobe nouveau brouille les schématismes canoniques sur
le racisme et l'antisémitisme. Un angélique rousseauisme
de pacotille organisait un partage en deux camps: les dominants économiques
et politiques avaient intérêt à favoriser ces idées
abjectes, destinées à opprimer une partie de l'humanité,
tandis que les dominés et les humiliés en étaient
forcément exempts. Sur le fond de ce dangereux angélisme
s'opère un vertigineux renversement: l'effet Durban, l'exploitation
de l'antiracisme à des fins antijuives.
- L'antiracisme serait-il sélectif
? La judéophobie nouvelle prospère chez ceux dont il est
estimé, à juste titre, qu'ils sont, dans les banlieues, les
victimes du racisme ordinaire (la quotidienne et hexagonale arabophobie).
La vigilance anti-antisémite réussit fort bien son office,
mobilisant à merveille, quand la judéophobie arrive de l'extrême
droite. Mais elle s'endort, frappée de paralysie, lorsque cette
judéophobie s'exprime par le canal des jeunes de banlieues, beurs
et africains, et, lorsque ses discours deviennent situables à gauche.
Cette judéophobie banlieusarde articule ses compréhensibles
ressentiments de vies en charpie à un climat planétaire (islamisme,
anti-israélisme, anti-américanisme, anti-mondialisme) dont
elle reprend les lieux communs, en les investissant localement. Pourtant,
c'est de ce côté-là de notre vie politique et idéologique
que la judéophobie prolifère désormais - Taguieff
diagnostiquant une accélération, nonobstant sa reformulation,
du passage de la droite à la gauche, de la haine contre les juifs.
- Le nouvel ouvrage de Taguieff s'inscrit
dans la continuité d'un long engagement, à gauche, contre
le racisme, qui, par honnêteté intellectuelle et exigence
d'efficacité, se signale par la mise en question des impasses et
illusions de l'antiracisme classique. Ce livre d'analyse et d'alerte, explosif
et savant, écrit par un avertisseur d'incendie, pourrait éveiller
ses lecteurs, empruntant une destinée de déniaisement politico-intellectuel
semblable à celle qu'emprunta, au début des années
1960, l'ouvrage disruptif de Pierre Fougeyrollas, Le Marxisme en question.
Il y aurait dès lors un avant et un après La Nouvelle Judéophobie.
- Robert Redeker
- Le Monde, 25 janvier 2002
Taguieff, le tripoteur pédomental, va sièger
dans la commission lyonnaise, cf. infra. Il va en prendre plein la tête.
oooOOO§§§OOOooo
LES GRANDES PANURGIES LYONNAISES (suite)
-
A Lyon, l'éditeur négationniste nargue ses juges
-
- Sur un site négationniste,
[Lequel ? Lequel ? ] les lecteurs peuvent commander les ouvrages
de Plantin par un chèque à son ordre, et à son adresse
personnelle.
- Lyon de notre correspondant. -- Comment
conjuguer injures et antisémitisme sans risquer de poursuites judiciaires?
L'éditeur négationniste Jean Plantin croit avoir trouvé la
solution. Condamné pour contestation de crime contre l'humanité,
il purge une interdiction d'éditer, mais continue de diffuser ses
ouvrages sans que le parquet de Lyon ne soit parvenu à le sanctionner.
- Diffamant. Théoriquement, Jean Plantin n'avait
plus le droit de publier à compter de juin 2000 (1). Depuis cette
date, il a pourtant sorti trois livres, dont Le Déshonneur de
trois magistrats lyonnais, texte diffamant les juges qui l'ont condamné en
appel (Libération du 24 avril 2000). Les magistrats ont porté plainte
et le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour
injure. Plantin a été entendu, le 16 août 2001, par
la police judiciaire, mais a refusé de s'expliquer, les faits étant,
selon lui, prescrits. Le livre indiquait "dépôt légal
octobre 2000", et la justice n'a eu connaissance des écrits
qu'au printemps 2001. Le parquet a classé.
- Restait l'interdiction de publier. Le
nom de Plantin n'apparaît plus en couverture depuis sa condamnation
et le dépôt légal serait effectué, selon le
parquet de Lyon, sous un autre nom à Paris. Plantin refuse de confirmer.
Un site négationniste continue pourtant de vanter les ouvrages qu'il
fait paraître. Les lecteurs peuvent les commander par un chèque à son
ordre, et à son adresse personnelle. Le site indique aussi que la
nouvelle collection prolonge celle que Plantin avait lancée avant
sa condamnation. [Ces grosses nouilles molles sont bien incapables
de donner le nom du site qu'ils épluchent si soigneusement. Pour
une raison bien simple: c'est l'aaargh. Le
site que tout le monde lit en cachette .]
- A peine la précédente
affaire classée, un nouveau livre vient de sortir, Etudes révisionnistes numéro
2. Celui-là ne comporte aucune mention de dépôt légal,
aucun nom, aucune date. Mais il est disponible, comme les autres, à l'adresse
donnée sur le site Internet. "Cela ne vous regarde pas, élude
Jean Plantin. Vous n'avez pas à avoir connaissance de ces livres.
Ce sont des ouvrages privés." Si c'était le cas, le
délai de prescription ne serait pas limité à trois
mois (ce délai est réservé aux délits de presse,
donc aux injures publiques).
- Le parquet a ouvert une nouvelle enquête
préliminaire pour "contestation de crimes contre l'humanité".
Le livre mêle en effet antisémitisme et négation de
l'Holocauste, parlant à de multiples reprises de "mythe" au
sujet de l'extermination des Juifs et des Tziganes. Robert Faurisson, qui
signe une soixantaine de pages, ne se donne même plus la peine de
recouvrir ses délires d'une apparence scientifique. L'ancien historien
lyonnais a été entendu à plusieurs reprises, ces derniers
mois. Installé dans l'Allier, il répond aux enquêteurs
qu'il refuse de "collaborer avec la police de Vichy".
- Insolvabilité. Ras l'Front et le Cercle Marc-Bloch s'indignent
des dernières parutions de Plantin, et s'étonnent que l'éditeur
continue de publier "des ouvrages coûteux", alors que plusieurs
associations attendent toujours les dommages et intérêts qu'il
a été condamné à verser. D'après elles,
Plantin a "organisé son insolvabilité". Il vit
chez sa mère et n'a, officiellement, aucune ressource. Marie-Noëlle
Fréry, avocate de SOS Racisme (association qui a fait condamner
Plantin pour contestation de crime contre l'humanité), vient d'écrire
au procureur de la République et au juge d'application des peines
pour leur signaler la dernière parution. L'avocate leur rappelle
que Plantin est sous le coup d'une peine d'emprisonnement de six mois avec
sursis et mise à l'épreuve. Elle souhaite, "au vu de
cette répétition de délits", obtenir la révocation
de ce sursis.
- (1) La cour d'appel de Lyon a condamné Jean
Plantin le 21 juin 2000. La Cour de cassation a rejeté son pourvoi
le 13 mars 2001.
- Olivier Bertrand
- Libération, 26
janvier 2002.
COUPER DEDANS
-
France probes 'far-right' university
-
- Several Lyon academics have denied aspects
of the holocaust
- A commission set up by the French Government
has begun investigating links between the University of Lyon and the far
right. The commission, consisting of historians and other academics, will
examine how a whole series of professors at the university have denied
aspects of the holocaust, or published openly racist theses.
- The six academics selected by the socialist-led
government will examine records dating back to the late 1970s in an attempt
to determine whether or not Lyon actively recruited people with extremist
views. Launching the commission's work, France's Education Minister Jack
Lang said that no-one wanted to restrict academic freedom, or the autonomy
of individual universities, but that the constitution forbids xenophobia
and holocaust denial, and that this was a greater principle.
- BBC Paris correspondent James Coomarasamy
says the commission has already proved highly controversial, even before
it has begun its work. Two academics refused to head it, while at Lyon
itself there is a feeling that the university has been unfairly represented,
and that the scandals there have been blown out of all proportion. The
commission is being headed by French historian Henry Rousso, director of
the National Center for Scientific Research. In a statement, the Education
Ministry said the purpose of the commission was to "propose an interpretation
based on reliable sources to avoid the double pitfalls of, intentionally
or not, concealing the past and unjustifiably polarizing the issue".
- 13 février 2002.
- <http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/europe/newsid_1815000/1815912.stm>
Les deux universitaires qui ont refusé de faire
le zouave pour complaire à la police politique iraélito-israélienne
sont René Rémond et Serge Bernstein.
PAS MAL,
LANDRIN
-
Jean Plantin, condamné deux
fois pour négationnisme, diffuse ses thèses sur Internet
-
- Lyon -- de notre correspondante. Condamné à deux
reprises pour contestation de crimes contre l'humanité, à de
la prison avec sursis et à des peines d'amende, à propos
du contenu de sa revue Akribeia, Jean Plantin continue à exercer
ses activités de manière souterraine et en toute impunité.
Le négationniste a trouvé en Internet une parade à l'interdiction
de publier qui le frappe. Le site "L'association des anciens amateurs
de récits de guerre et d'holocauste", domicilié à Chicago,
aux Etats-Unis, annonce, en effet, la parution du deuxième volume
d'une revue intitulée Etudes révisionnistes, que
les internautes sont invités à se procurer en adhérant
au Cercle antitotalitaire, pour un minimum de 23 euros, à l'ordre
exprès et à l'adresse de Jean Plantin, à Saint-Genis-Laval,
une commune de l'agglomération lyonnaise.
- "En connaissance de cause "
- Dans le bulletin d'adhésion au
Cercle antitotalitaire, il est noté que les adhérents "recevront
gratuitement le volume II des Etudes révisionnistes (...), une correspondance
privée que vous ne trouverez pas chez votre libraire habituel".
Puis il est ajouté: "Comme son nom l'indique clairement, ce
volume contiendra des arguments de nature révisionniste. Ceux qui
auront adhéré au Cercle antitotalitaire l'auront fait en
toute connaissance de cause et ne seront pas fondés à se
plaindre de son contenu."
- Cette revue de 480 pages accueille notamment
des "textes révisionnistes de Robert Faurisson de 2000 à 2001",
Le Mythe d'une extermination tzigane, par Otward Müller, ou encore
La Chronologie des affaires révisionnistes à Lyon, largement
consacrée aux démêlés judiciaires et universitaires
de Jean Plantin. Présenté comme un livre, avec une couverture
jaune, l'ouvrage ne comporte ni nom de l'imprimeur ni dépôt
légal.
- Pour l'avocate de SOS-Racisme, Marie-Noëlle
Fréry, Jean Plantin enfreint ainsi les dispositions de la loi qui
fait obligation de déposer en double exemplaire l'ouvrage à la
Bibliothèque nationale. L'avocate vient par ailleurs d'écrire
au procureur et au juge d'application des peines pour leur demander de
convoquer Jean Plantin afin de constater sa récidive et de révoquer
son sursis. Le Cercle Marc-Bloch, qui estime que "Jean Plantin
est au centre du réseau négationniste français et
international, qui lui apporte un soutien logistique", demande également
au procureur de la République de Lyon de "prendre les mesures
qui s'imposent pour faire appliquer la loi dans toute sa rigueur et mettre
le réseau de Plantin définitivement hors d'état de
nuire". En avril 2001, SOS-Racisme, Ras l'front et le Cercle Marc-Bloch,
après la publication du premier numéro de la revue, avaient
déjà lancé un appel au parquet pour mettre un coup
d'arrêt aux actes délictueux de Jean Plantin. Mais le parquet
de Lyon avait classé l'affaire sans suite.
- En juin 2001, l'université Lyon-III
avait fini par annuler, onze ans après sa soutenance, la maîtrise
de Jean Plantin, "Paul Rassinier: socialiste, pacifiste et révisionniste",
qui, en dépit de son contenu négationniste, avait obtenu
la mention "très bien". [Nous avons évidemment ce texte]
- Sophie Landrin
- Le Monde du 29 janvier 2002, p. 11
Voir "Conseil de révision "de décembre 2001, Studiare.
E LUGDUNO
LUX
-
Six chercheurs nommés pour
faire la lumière sur les dérives racistes à l'université.
-
- Lyon de notre correspondant. Jack Lang,
ministre de l'Education nationale, doit installer ce matin à Paris
une commission de six chercheurs chargés de "faire la lumière
sur le racisme et le négationnisme" au sein de l'université Lyon-III.
L'équipe sera dirigée par Henry Rousso, directeur de l'Institut
d'histoire du temps présent (IHTP), et spécialiste à la
fois de l'histoire politique et économique du régime de Vichy
et des rapports entre histoire, mémoire, droit et justice. Avant
lui, deux historiens de renom ont refusé de diriger la commission.
Lui-même s'est un peu fait prier avant d'accepter la mission.
- Double écueil. Henry Rousso ne sera pas seul. Il travaillera
avec le politologue Pierre-André Taguieff, l'historienne Annette
Becker, le sociologue Daniel Filatre (spécialiste du fonctionnement
des universités), l'historien suisse Philippe Burrin (spécialiste
de la France de Vichy) et l'historien Florent Brayard (spécialiste
du négationnisme). Ils s'intéresseront à "l'histoire
du problème", avant de proposer une interprétation permettant
d'éviter à l'avenir le "double écueil" de
l'"occultation" et de la "polarisation". Jusqu'à présent,
l'université avait toujours choisi d'occulter, refusant de voir
le problème. Ce qui avait polarisé l'attention. Comme les
autorités continuaient de nier ces dérives négationnistes,
des associations se sont alors chargées de les faire connaître,
plus bruyamment que ne l'auraient fait les mandarins.
- Ainsi, depuis sa création, Lyon-III
-- très marquée par l'extrême droite à sa naissance
-- a permis au Grece, mouvement intellectuel de la "nouvelle droite" française,
de trouver au sein de l'université une caution scientifique. Et
un terrain d'action. Puis elle a validé un nombre significatif de
mémoires très douteux. Certains sont clairement d'essence
négationniste, comme la maîtrise de l'éditeur Jean
Plantin, annulée tardivement (comme son DEA à Lyon-II): une
annulation qui ne s'est faite que sous la pression d'associations. D'autres
mémoires ont pu être soutenus, alors qu'ils se référaient
plus ou moins discrètement aux thèses des "raciologues" nazis,
et cela sans le moindre recul ni la moindre analyse. La commission devra étudier
ces dérives, mesurer leur ampleur et distinguer l'emprise négationniste de
ce qui pourrait relever de simples négligences mandarinales.
- Scories. Aujourd'hui, ces dérives ne semblent
plus avoir cours à Lyon-III. Mais l'université conserve un
gros noyau d'enseignants d'extrême droite, dont les deux principaux
leaders de la région, Bruno Gollnisch et Pierre Vial. Estimant que
la médiatisation "excessive" de ces affaires nuit à l'université lyonnaise,
d'anciens étudiants ou professeurs ont choisi de créer, début
janvier, une Association des amis de Lyon-III, afin de défendre
l'image de l'université. Pour le philosophe François Dagognet, à l'origine
de l'initiative, les affaires négationnistes sont "les scories
de la liberté universitaire". Bref, il faut tourner la
page.
- Olivier Bertrand
- Libération, 11 février 2002.
Les scories vous saluent bien.
TOUS LES
DéTAILS SUR LA GROSSE COMMISSION
Nous avons les documents publiés par le ministère
sur cette commission, y compris les biographies de ces superbes luminaires.
<http://www.education.gouv.fr/presse/2002/racismedp.htm>
LES AHURIS
SONT PAS CHAUDS
-
Le Cercle Marc Bloch: la commission
sur le négationnisme "ne réglera rien"
-
- Lyon, 11 fév (AFP) - Le Cercle
Marc Bloch a mis en doute l'utilité de la commission sur le racisme
et le révisionnisme à l'université Lyon III, mise
en place lundi par l'Education nationale, estimant qu'elle "ne réglera
rien".
- Rappelant qu'il a lui-même "largement
contribué à faire connaître à l'opinion le scandale
de l'infiltration négationniste dans l'université lyonnaise",
le Cercle Marc Bloch estime que la commission "ne réglera rien,
sinon satisfaire l'entre soi universitaire et mandarinal".
- Il ajoute "s'étonner que
le ministre prétende faire toute la lumière sur l'université après
avoir décoré son président de la légion d'honneur,
il y a juste un mois".
- Enfin, il affirme que le président
de la commission, Henri Rousso, "n'a pas les qualités d'impartialité requises
pour conduire une telle mission".
C'est bien sûr. Rousso n'est pas un fanatique
de l'épuration et, en tant qu'historien, il sait que les dossiers
révizos sont solides. Il n'a fait que le minimum exigible dans la
mise en scène de la réprobation anti-révisionniste.
Taguieff, malgré tout, reste un ambigu. Brayard est le genre puceau
timide. Les autres n'y connaissent rien. Cette commission, à notre
humble avis, ne réformera pas l'université, elle n'en a pas
les moyens, mais elle permettra de disqualifier tous les pseudo-gauchistes
lyonnais, ahuris et judéolâtres, dont la gauche officielle
souhaite se débarrasser. Il n'y a qu'à voir comment les socialos
du coin considèrent les emmerdeurs du genre sioniste. On en reparlera
dans une prochaine livraison des "grandes panurgies lyonnaises".
UNE LETTRE
To: <rousso@ihtp.cnrs.fr>
- Monsieur le directeur,
- J'apprends que vous allez diriger une
commission d'enquête sur les activités révisionnistes
de l'université de Lyon III.
- Il me semblait avoir compris que la
majorité des historiens était hostile à la loi Gayssot.
Ne conviendrait-il donc pas d'abroger cette loi, de rétablir les
critères habituels du travail historique dans ce domaine, de laisser
les étudiants et chercheurs, professionnels ou amateurs, travailler
en toute liberté ?
- Je crains que les activités de
cette commission soient davantage politiques, dans le pire sens du terme,
que scientifiques. Même Mlle Valérie Igounet reconnaît
que les révisionnistes ont fait progresser l'historiographie.
- Autre aspect de la question, nous sommes
mal placés pour donner des leçons de droits de l'homme aux
pays islamistes si nous-mêmes en revenons à des persécutions
contre les révisionnistes qui rappellent celles exercées
contre Galilée et Buffon. Je pose la question de cette abrogation
aux candidats à l'élection présidentielle.
- Claude Courouve, Dr en philosophie,
auteur-éditeur (ISBN 2-86254), Auteur du Vocabulaire de l'homosexualité masculine,
Historien amateur dans le domaine de l'histoire de l'homosexualité en
France
- <Ccourouve@aol.com> 17 Feb 2002 15:49:11 EST
LE GANG DES
LYONNAIS
-
Pierre Vidal-Naquet à Lyon
-
-
-
par Robert Faurisson
-
-
- Ce lundi 25 février, à l'INSA
(Institut national des sciences appliquées) de Lyon-Villeurbanne,
Pierre Vidal-Naquet, historien de la Grèce antique et officier de
la légion d'honneur, prononcera une conférence, organisée
par la Maison d'Izieu, sur "La pseudo-science des négationnistes".
L'hebdomadaire Lyon capitale lui consacre un "portrait",
accompagné de propos recueillis par Raphaël Ruffier (20-26
février, p. 13).
-
- Ceux qu'il blâme et ceux qu'il
loue
-
- Dans ses propos, P. Vidal-Naquet s'en
prend d'abord, au sujet de Jean Moulin, à Thierry Wolton auquel
il a consacré un écrit dont le but, nous confie-t-il en propres
termes, "était de «tuer» intellectuellement Thierry
Wolton".
- Puis, il exprime son aversion pour les
révisionnistes, qu'il appelle des "négationnistes".
A ses yeux, tous ces gens, en particulier Faurisson, ne sont que des "assassins
de la mémoire" et des "fous", définitivement "fous".
- Pour P. Vidal-Naquet, Jean-Paul Allard
est un méprisable "complice des faussaires de l'histoire",
qui a présidé un jury de thèse (celle d'Henri Roques
sur Kurt Gerstein) "alors qu'il ne connaissait rien au problème".
P. Vidal-Naquet se vante d'avoir envoyé à J.-P. Allard (traqué tel
le cerf dans l'hallali) une missive portant : "La question qui se
pose, c'est de savoir si vous êtes plus lâche que bête
ou plus bête que lâche".
- A propos de l'africaniste Bernard Lugan,
il déclare : "Les spécialistes de l'Afrique disent que
ses ouvrages sont nuls, ça, je ne suis pas capable d'en juger".
Et d'ajouter : "Entre autres exploits, [B. Lugan] a déplacé le
lieu de la victoire de Charles Martel".
- Au sujet de Jean Haudry, P. Vidal-Naquet
affirme : "Le fait qu'il reçoive l'éméritat montre
qu'il y a toujours un noyau fasciste à l'intérieur de Lyon
III", université qui, à l'entendre, ressemblerait beaucoup à "un
repaire de nazis".
- Il avance que, dans un récent
passé, le président Goudet et "les autres" étaient
des gens d'extrême droite. Il en appelle à l'épuration
de Lyon III :
- "Il faut faire en sorte
que Lyon III soit peuplée de gens honnêtes. Pour l'instant,
il n'y a pas que des gens honnêtes. Ni Haudry, ni Lugan,
ni Allard ne sont honnêtes intellectuellement. Et jusqu'à présent
la direction [lisons : le président Gilles Guyot] les a
protégés."
-
-
- Pour mener à bien cette épuration,
P. Vidal-Naquet accorde sa confiance à l'Association Hippocampe,
gardienne de la Mémoire. Il accorde également sa totale
confiance à Henry Rousso, que Jack Lang vient de nommer à la
tête d'une commission spéciale chargée de faire la
lumière sur le racisme et le "négationnisme" au
sein de l'université Lyon III et dans l'environnement lyonnais.
Pour ladite association, P. Vidal-Naquet nourrit "la plus grande
estime". Quant à H. Rousso, il assure qu'il le voit "comme
un homme parfaitement sérieux et honorable".
-
- Une conférence pour rien
?
-
- Le journaliste de Lyon capitale lui
demande si ce n'était pas "pour répondre au négationnisme
de Faurisson" qu'il avait, en 1987, publié un livre intitulé : Les
Assassins de la mémoire. P. Vidal-Naquet rectifie: "Pas
pour répondre aux négationnistes mais pour démonter
leur discours. Montrer qu'il ne repose sur rien". Et d'ajouter cette
surprenante réflexion: "Aujourd'hui, cela ne vaut plus la
peine: il y a une masse gigantesque d'études historiques qui ont été publiées
depuis, notamment en Allemagne". Le propos étonne de la part
d'un homme qui s'apprête à prononcer une conférence
sur "La pseudo-science des négationnistes". Le titre
de la conférence ne donne-t-il pas à entendre que le professeur
Vidal-Naquet va, devant son auditoire, précisément "démonter
le discours" de ceux qu'il appelle des "négationnistes" ?
Ou bien faut-il penser vraiment qu'"aujourd'hui, cela ne vaut plus
la peine" ? Sa conférence vaudra-t-elle la peine ?
-
On se répète mais
on ne répond pas
-
- Dans Les Assassins de la mémoire,
le spécialiste de la Grèce antique ne faisait essentiellement
que reprendre une étude qu'il avait publiée en 1980 sous
le titre parlant de "Un Eichmann de papier" (Esprit,
septembre 1980, p. 8-56). Je dois confesser que j'étais cet Eichmann-là.
L'année suivante, sous le titre non moins parlant de "Un
Eichmann de papier. Anatomie d'un mensonge", il reprenait à nouveau
son étude dans un livre intitulé Les Juifs, la mémoire
et le présent (Petite collection Maspero, 1981, p.193-289).
Bref, notre professeur s'est beaucoup répété sans
pour autant, me semble-t-il, trouver de réplique aux arguments
que je lui avais opposés, en 1982, dans ma Réponse à Pierre
Vidal-Naquet (éditions de la Vieille Taupe). Il est vrai,
pour prendre un exemple, qu'à mon argumentation technique d'alors
sur la radicale impossibilité physique et chimique de l'existence
des chambres à gaz nazies, il m'avait, dès 1979, fait,
avec son ami Léon Poliakov et trente-deux universitaires, une
réponse qui m'était apparue comme un acte de capitulation
; il avait, en effet, alors écrit :
- "Il ne faut pas se demander
comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible
; il a été possible techniquement puisqu'il a eu
lieu." (Le Monde, 21 février 1979, p. 23)
-
On ne traduit pas mais on
trahit
-
- Par la suite, tous les documents
qu'il avait cru devoir invoquer afin de prouver l'existence des chambres à gaz
nazies et la réalité d'un programme d'extermination
physique des juifs s'étaient, à l'analyse, révélés
inoffensifs. Si, dans un document allemand apparaissait le mot de "déportation",
P. Vidal-Naquet ou ses amis traduisaient ce mot par... "extermination".
Là où les Allemands parlaient d'une "solution
finale de la question juive" par l'émigration ou l'expulsion
(procès-verbal de la réunion de Berlin-Wannsee, le
20 janvier 1942), on voulait nous faire croire à une solution
finale... par l'assassinat organisé. Là où il était
question de fours crématoires, on nous donnait à voir...
des chambres à gaz d'exécution. Là où figurait
en allemand le mot de "désinfection", le traducteur
faisait surgir... une exécution par le gaz. Là où un
camion à gaz (un gazogène) était dit "spécial",
la traduction créait de toutes pièces... un camion
spécialement équipé pour tuer des juifs.
-
-
On "décode" au
lieu de lire
-
- Mes contradicteurs avaient deux
façons de déformer le sens des documents originaux.
La première, en vogue au procès de Nuremberg, consistait,
pour le traducteur, à froidement altérer le sens des
mots allemands, sans nous prévenir de la manoeuvre. La seconde
revenait à nous avertir de la transformation. Pour cela, on
nous expliquait qu'il ne convenait pas de prendre les mots allemands
au pied de la lettre. Il fallait comprendre que les Nazis ou les
SS, soucieux de ne laisser aucune trace de leurs innombrables crimes,
avaient fait, dans leurs documents, grand usage d'euphémismes
et d'un langage bureaucratique dont seule l'apparence était
inoffensive. Heureusement des historiens sagaces étaient parvenus à déchiffrer
ce langage et, pour l'édification de lecteurs par trop candides,
le traduisaient en conséquence. Ils décodaient. Ils
décodaient très fort. Le procédé de ces
traducteurs très spéciaux était habile car le
lecteur, en pareille circonstance, a toutes chances de se sentir
flatté. Il a été mis dans la confidence. On
ne la lui fait plus. Il s'imagine avoir compris la duplicité teutonne
et les colossales finesses de la bureaucratie allemande. C'est ainsi,
par exemple, que le bon lecteur, instruit par ses bons maîtres,
croit que, dans la langue allemande du IIIe Reich, administrer un "traitement
spécial" doit finement se traduire en français
par ... "liquider". Quant aux historiens allemands d'aujourd'hui,
dûment "rééduqués" et chapitrés,
ils ont acquis le réflexe pavlovien : dans un document datant
du IIIe Reich, ils ont appris à ne plus laisser aux mots leur
sens normal mais à leur trouver une signification cachée.
Maintenant, chez eux, d'instinct, on traduit comme on trahit. Et
P. Vidal-Naquet, trop souvent, de leur emboîter le pas et de
prendre pour argent comptant le produit de leurs manipulations.
-
-
La fausse découverte
des télégrammes
-
- On en a un exemple dans son entretien
avec le journaliste lyonnais auquel, à propos de ce qu'il
appelle la "masse gigantesque d'études historiques qui
ont été publiées depuis [les années quatre-vingt],
notamment en Allemagne", il ose déclarer:
- "On a même
trouvé des télégrammes intérieurs
au Reich, que les Anglais avaient décryptés
et dans lesquels est donné le nombre de victimes de
Treblinka, Maïdanek ou Belzec... Par exemple on sait
maintenant grâce à ces télégrammes
qu'il y a eu 700 000 morts à Treblinka."
-
-
- Le sens commun nous avertit
que, si ces télégrammes avaient constitué pour
de bon une preuve écrite et irréfutable du
génocide des juifs et des chambres à gaz d'exécution
de Treblinka, de Majdanek et de Belzec, les médias
du monde entier auraient, jour et nuit, claironné la
nouvelle tant attendue. Les révisionnistes auraient été enfin
invités à la télévision pour
s'y voir confondre. Or, rien de tel ne s'est produit.
- L'examen des faits confirme
que P. Vidal-Naquet nous la baille belle. D'abord, ces télégrammes
ont été interceptés et déchiffrés
par des spécialistes britanniques il y a environ soixante
ans. A l'époque, les informations qu'ils contenaient
ont dû être immédiatement évaluées
et prises en considération par toutes les parties
intéressées : armée, économie,
propagande, et partagées avec les Américains.
En 1981, tout cela s'est trouvé expliqué dans
l'ouvrage de F.H. Hinsley, British Intelligence in the
Second World War / Its Influence on Strategy and Operations,
Volume Two, Londres, HMSO. Soit dit en passant, on découvre, à la
page 673 du livre en question, la phrase suivante : "There
were no references in the decrypts to gassing" (Dans
les pièces déchiffrées il n'était
pas fait mention de gazage).
-
Errements de deux amateurs
-
- En 2001, deux auteurs,
l'Allemand Peter Witte et le Britannique Stephen Tyas, commerçant
de son état, ont prétendu, comme tant d'autres,
qu'ils venaient d'exhumer un "nouveau document" (sic)
alors qu'il s'agissait d'une pièce depuis longtemps
connue. Leur étude est parue dans le périodique Holocaust
and Genocide Studies (Volume 15, Issue 3 [Winter 2001],
p. 468-486) sous le titre: "A New Document on the Deportation
and Murder of Jews during «Einsatz Reinhardt» 1942" (Un
nouveau document sur la déportation et l'assassinat
des juifs durant l'"Action Reinhardt", en 1942).
P. Witte en a publié un résumé en allemand
dans l'hebdomadaire Die Zeit du 10 janvier 2002 sous
le titre : "«...zusammen 1.274.166». Der
Funkspruch des SS-Sturmbannführers Hermann Höfle
liefert ein Schlüsseldokument des Holocaust" ("...
au total 1.274.166 [juifs assassinés]". Le radio-télégramme
du Commandant SS Hermann Höfle livre un document-clé de
l'Holocauste). Dès le début de leur étude,
les auteurs sont contraints d'admettre qu'en réalité le
document en question n'est pas aussi nouveau que venait de
l'assurer leur titre. Les Britanniques le connaissaient et
l'avaient déchiffré pendant la guerre. Mais,
voilà, nos deux auteurs estiment que le déchiffrement
n'avait été que "partiel". Pour eux,
les Britanniques avaient bien vu qu'il s'agissait de "déportations" mais
il leur avait échappé que ces déportations
signifiaient ... la mort de tous les déportés.
En réalité, les Britanniques avaient noté,
comme on peut le faire aujourd'hui, que le texte allemand
ne parlait que de "Umsiedlung", de "umgesiedelt" et
de "durchgeschleust", c'est-à-dire de "transfert",
de "transférés" et de personnes "passées
par" des camps de transit. Les Britanniques s'en étaient
tenus là et ils avaient bien fait.
-
-
Le serpent de mer de "l'Action
Reinhardt"
-
- Pour accréditer
leur propre version, les deux auteurs se permettent force
spéculations qu'ils présentent, la plupart
du temps, sous la forme d'assertions dénuées
de la moindre preuve. La plus voyante de leurs manières
de procéder réside dans l'affirmation, non
accompagnée de preuves, selon laquelle l'"Action
Reinhardt" désignait une opération massive
de déportation et d'assassinat de juifs qui aurait été ainsi
appelée en hommage à Reinhard Heydrich, mort
le 4 juin 1942 des suites d'un attentat. Or, ainsi que les
documents le prouvent, il s'agissait, en réalité,
d'une opération dont les quatre objectifs étaient
: 1/ le transfert de certaines populations polonaises ou
juives ; 2/l'utilisation de la main-d'oeuvre polonaise ou
juive (parfois dans des camps) ; 3/ l'exploitation de biens
confisqués à ces Polonais et à ces juifs
; 4/ la collecte des valeurs dissimulées ou encore
la saisie d'immeubles (pièce du procès de Nuremberg
PS-4024, qu'on trouve dans le volume XXXIV des documents
soumis au tribunal, aux pages 58-92). L'opération
avait été lancée peu avant la mort du
Protecteur de Bohême-Moravie et ne devait donc rien à son
prénom qui s'écrivait, d'ailleurs, sans le "t" final.
Comme le proposait l'historien Uwe Dietrich Adam, dont nos
deux auteurs ne citent ni le nom ni l'hypothèse, ce
nom de "Reinhardt" "évoque sans doute
plus vraisemblablement celui du secrétaire d'Etat
aux finances, Fritz Reinhardt", patronyme qui s'écrivait
avec un "t" final (Colloque de la Sorbonne de 1982, L'Allemagne nazie
et le génocide juif, Gallimard / Le Seuil, 1985,
p. 259, n. 70). Mais des serpents de mer comme celui de "l'action
Reinhardt ou de "la Conférence de Wannsee" ou
encore du "Témoignage Gerstein" ont la vie
longue.
-
-
Trop d'erreurs
-
- P. Vidal-Naquet a donc
repris à son compte une affirmation sans preuve avancée
par deux auteurs, dont un commerçant britannique,
lesquels, c'est le moins qu'on puisse dire, ont procédé en
amateurs quelque peu présomptueux. Il lui reste à se
repentir d'avoir accordé sa confiance à ces
auteurs comme cela lui est souvent arrivé dans le
passé. Je fais ici allusion à ses palinodies
1/ sur "le piège", où il a reconnu être
tombé, du livre Treblinka (déjà !),
un faux fabriqué par Jean-François Steiner
et Gilles Perrault ; 2/ sur Au nom de tous les miens,
oeuvre non point du faussaire Martin Gray mais de son nègre à gages,
le romancier Max Gallo ; 3/ sur le Journal d'Anne Frank qu'il
a jugé authentique, puis déclaré "trafiqué",
puis, à nouveau, jugé authentique ; 4/ sur
la prétendue innocence du violeur récidiviste
Luc Tangore ; 5/ sur Elie Wiesel qui, dit-il, "raconte
N'IMPORTE QUOI" dans La Nuit à propos
d'Auschwitz, et surtout 6/ sur Jean-Claude Pressac qui le
traite maintenant de "girouette" et qu'à son
tour il traite de "girouette". Je passe sur bien
d'autres palinodies.
-
-
Je propose à P.
Vidal-Naquet un débat public
-
- J'ai souvent proposé à P.
Vidal-Naquet un franc débat public dans les conditions
de son choix. Jusqu'ici il s'est dérobé. Pour
lui, on doit discuter sur le révisionnisme
mais on ne doit pas discuter avec les révisionnistes.
Autrement dit, il se déclare le plus fort mais
il refuse d'avoir à le prouver devant un public.
Aujourd'hui, à l'occasion de sa venue à Lyon,
je lui renouvelle mon offre. La rencontre aura lieu où il
lui plaira. Je suis prêt à en assumer les risques, à la
fois physiques et judiciaires, risques que n'encourt certes
pas mon adversaire. Je lui laisse, comme on dit, l'avantage
du soleil et du vent. A Lyon, la controverse autour du
révisionnisme et non sur le révisionnisme
dure depuis novembre 1978. Elle a connu des développements
spectaculaires dans les médias, dans la vie universitaire
et devant les tribunaux. Elle n'est pas près de s'éteindre.
Les affaires Plantin le prouvent. Or, jamais à Lyon,
le grand public n'a, jusqu'ici, été autorisé à voir
s'affronter face à face, sur le fond même
du sujet, les tenants de l'une et l'autre thèse:
la thèse exterminationniste et la thèse révisionniste.
Il est temps que cesse une si criante anomalie. Quitte, ce
faisant, à défier "une insupportable police
juive de la pensée" (Annie Kriegel), le moment
est venu d'un vrai débat public sur le fond.
Pourquoi pas à Lyon, capitale de la Résistance
et du Révisionnisme ?
-
- 23 février 2002.
oooOOO§§§OOOooo
AAARGH
-
Association des Anciens Amateurs
de Récits de Guerre et d'Holocauste
-
- Die Webseiten sind seit 1996 im Internet
präsent und bieten ein mehrsprachiges "revisonistisches" Angebot.
Für Webspace sorgt Ahmed Rami. Im deutschsprachigen Teil tritt ein
Verein der ehemaligen Liebhaber von Kriegs- und Holokaust-Erzählungen
auf, um vor allem über die behördlichen Maßnahmen gegen "Revisionisten" wie
Germar Rudolf, Günter Deckert und Andreas Röhler zu lamentieren.
Geworben wird für die einschlägigen Veröffentlichungen von
Robert Faurisson und Serge Thion. Eine enge Verbindung besteht auch zu
der Gruppe, die unter dem Namen "La Vieille Taupe" bekannt ist.
Deren Mitglieder sind Pierre Guillaume, Serge Thion und Roger Garaudy.
- AAARGH versucht dem "Revisionismus" ein
seriöses und harmloses Image zu verpassen, indem sie diesen frei von
rassistischer Ideologie darstellen will. Die tatsächlich propagierten
Texte sind dagegen offen antisemitisch und verschwörungstheoretisch.
- "Doch sie alle sind Opfer abgesprochener
und organisierter physischer, intellektueller, gerichtlicher Verfolgung
seitens all derer, die Israel unterstützen und die die politischen,
finanziellen und militärischen Privilegien, die Israel aus der parteiischen
und bruchstückhaften, von den Revisionisten als irrig und täuschend
betrachteten sicht der Geschehnisse des Zweiten Weltkrieges zieht, verteiden."[1]
- Zur Bekräftigung der angeblichen
Harmlosigkeit der angebotenen Texte und um den Eindruck der Ausgewogenheit
zu vermitteln, nahmen die Macher auch immer wieder unter Mißachtung
bestehender Urheberrechte die Veröffentlichungen anderer, seriöser,
Autoren auf ihre Webseiten. Dies hatte schließlich im November 2000
die Kündigung des Vertragsverhältnisses durch den Internet-Provider
von Ahmed Rami zur Folge. Die Webseiten werden seit März 2001 von
der Organisation Vrij Historisch Onderzoek (VHO) unter der Verantwortung
von Germar Rudolf gehostet. Gleichzeitig erhalten die französischen
Negationisten auch Webspace bei Bradley R. Smith eingeräumt. Beide
nutzen die Dienste des Internet-Service-Providers "Hosting4u".
Sämtliche monierte Beiträge erschienen zunächst wieder unverändert
unter den neuen Internet-Adressen, wurden dann aber nach Intervention der
betroffenen Autoren und nach Androhung von rechtlichen Schritten vom Netz
genommen.
- MC
- Anmerkungen:
- 1.Zit.nach: Wilhelm Lasek: "Revisionistische" Gruppen
und Personen im Internet, in: Das Netz des Hasses 1997, S.127
- Quellen: Wilhelm Lasek: in: Das Netz des Hasses 1997,
S.125-127; MC.
- Dokumentationsarchiv des österreichischen
Widerstandes (Hrsg.): Das Netz des Hasses. Rassistische, rechtsextreme
und neonazistische Propaganda im Internet. Deuticke, Wien 1997
On est
dans le dictionnaire!!!!
<http://www.idgr.de/lexikon/stich/a/aaargh/aaargh.html>
TOPOGRAPHIE
DE LA BÊTISE
Ces salauds n'ont pas de musée
de l'holocauste
- "Holocauste, le génocide
nazi et les raisons de sa commémoration". C'est le thème
de la plus grande exposition jamais organisée en Allemagne sur la "solution
finale", qui se tient jusqu'au 9 avril au Deutsches Historisches Museum
de Berlin. Cette exposition, qui s'ouvre aujourd'hui en marge des célébrations
du soixantième anniversaire de la conférence de Wannsee,
où avait été décidée la solution finale,
raconte l'extermination des Juifs sous le IIIe Reich et analyse les modalités
et le pourquoi de sa commémoration, dans les deux Allemagne et dans
le monde après 1945.
- Pour le commissaire de cette exposition,
c'est "la première, depuis soixante ans en Allemagne, qui se
penche de manière aussi exhaustive sur la question".
Il n'existe pas en Allemagne de musée consacré exclusivement à l'Holocauste,
mais une kyrielle de centres de documentation décentralisés,
sur les lieux mêmes de l'Holocauste, a souligné pour sa part
Reinhard Ruruep, président de la Fondation "Topographie de
la Terreur" qui gère l'un de ces centres, situé à l'emplacement
de l'ancien quartier général de la Gestapo à Berlin,
là où le 20 janvier 1942 furent décidées les
modalités de l'extermination des Juifs.
- Comme le rappelle l'exposition, il ne
s'agissait là que de la phase ultime d'une politique entamée
dès 1935 avec les lois de Nuremberg qui officialisaient la mise
au ban de la société des quelque 560.000 Juifs qui résidaient
en Allemagne sous la République de Weimar. Et les premières
exterminations systématiques de Juifs avaient commencé dès
l'automne 1941 sur le front oriental, dans des camions où étaient
injectés des gaz d'échappement.
- Affiches, instruments de mesures comme
des palettes d'yeux en verre destinées à déterminer
la couleur des yeux, certificats de filiations, photos et maquettes
de chambre à gaz documentent, sur un étage, l'horreur
du génocide. Sans concessions, le second étage de l'exposition
montre que la commémoration de l'Holocauste a été biaisée,
après 1945, par des motivations idéologiques ou psychologiques
qui ont beaucoup varié au fil des périodes ainsi que des
deux côtés du rideau de fer.