AAARGH
M. Braeckman conteste l'idée, défendue par certains responsables,
qu'il faudrait enseigner, à côté de la théorie de l'évolution,
les fondements de la pensée créationniste. "Ce n'est pas
parce que la science est objective qu'il faut laisser toutes
les conceptions s'exprimer, dit-il. Les négationnistes contestent
l'Holocauste: doit-on y faire écho dans les livres scolaires?"
Le Monde, 8 février 2008
C'est une bonne occasion pour nous de dire que le soi-disant "créationnisme" est un tissu d'absurdités qui doit être rangé à côté des des "fous littéraires". Nous nous opposons, évidemment à toute répression dans ce domaine. Darwin, Faurisson et les autres rationalistes, dans tous les domaines, n'ont pas besoin d'être ni défendus ni interdits par l'Etat. Ils ont la raison pour eux et ça leur suffit bien.
Il paraît qu'il y a eu un génocide des trotskystes....
Voyez René DAZY, Fusillez ces chiens enragés… Le génocide des trotskystes,
Paris, Orban, 1981, 365 p.
il y aurait à Amiens des policiers qui auraient tenu des propos interdits par la loi. Bof! Mais l'un d'eux a dit: "il faudrait rouvrir les chambres à gaz". Ce poulet n'est donc pas du tout révisionniste...
Quant à l'antisémitisme, il serait banalisé parmi les jeunes générations [aux Pays-Bas], tout comme le négationnisme. RTBF 13.02.08
Un jeune cinéaste israélien (32 ans), Lipsker, éprouve le besoin de dire que la "mémoire" des Israéliens concernant l'Holocauste est un inextricable mélange de réalités et de fictions sado-masochistes telles qu'elles ont été mise en bandes dessinées dans le décours du procès Eichmann (1961). Il en fait un film pour essayer de s'y retrouver dans ce chaos d'images et d'émotions. La France fait un succès d'une médiocre pièce montée, provenant d'un milieu juif américain qui a toujours mélangé fait et fiction, intitulé bizarrement Les bienveillantes. Pendant qu'un tribunal condamne Dieudonné pour avoir utilisé l'expression de "pornographie mémorielle", empruntée au traducteur d'Idith Zertal en français, on se rend compte chaque jour un peu plus que cette expression est au cœur de la représentation du Grand Zolo: au delà des faits, tristes à mourir, une caste d'exploiteurs, de clowns littéraires et de démagogues assoiffés de gloire nous ont fabriqué un méli-mélo absolument inextricable.
L'un des grands inspirateurs de l'holoporno à l'isralienne, si violemment traduite en images dans les bandes dessinées appelées stalagim en hébreu, est un écrivain connu sous plusieurs noms qui signait en particulier «Ka-Tzetnick 135633», ce qui se lit comme prisonnier n°135633 d'un camp de concentration» (KZ - Ka Tzet - en allemand). Ce gus est connu pour avoir été le premier, en Israël, à écrire des histoires, et des histoires scabreuses, sur Auschwitz, décrivant comment "sa jeune sœur", puis "son jeune frère", sont devenus des prostitués dans le fameux "Block 24" qui était le bordel des SS dans le camp.
Cet auteur, Fehiel Feyner, de son vrai nom, a même été appelé comme témoin au procès d'Adolf Eichmann, où il a fait un numéro de cirque incroyable avant de s'effondrer à la barre. Nous donnons plus loin le compte-rendu officiel de cette pantalonnade. On est bien obligé, aujourd'hui, sous la poussée révisionniste, de reconnaître, à Yad Vashem, que le "Block 24" et les prostituées juives sont des inventions purement romanesques. "La situation était déjà assez dure pour qu'on n'en rajoute pas" murmure-t-on à Yad Vashem dans l'oreille des journalistes qui prennent leur téléphone pour en savoir plus long sur ces admirables inventions. Wilkomirski était un inventeur complet qui, en tant que tel, a connu un succès mondial devant les audiences juives. Un peu comme Sabbataï Tsévi a pu, un temps, se faire passer pour le Messie, dans des communautés médusées par un tel coup de force dans l'invention littéraire, au XVIIe siècle, dans toute l'Europe. On peut dire sans doute que les juifs sont plus crédules que les autres. En tout cas, ils n'ont pas développé d'instruments critiques dans leurs réflexions talmudiques, qui mettent sur le même pied les inventions les plus audacieuses et les faits établis. Aristote n'a jamais été traduit en hébreu... On n'enseigne pas la logique dans les yeshivas...
C'est pourquoi l'on a vu pulluler toute une vermine de faux-témoins, d'exagérateurs, de menteurs professionnels, d'écrivains à succès, d'historiens-bidon, à la Steiner, à la Wiesel ou à la Poliakov, qui ont joué sur la sidération, le respect de la mort, le sens du sacré qu'ils escomptaient chez leurs lecteurs non-juifs. Les vrais juifs eux savaient qu'une seule chose est certaine, le profit qu'on peut tirer de ces petits gescheft, ces petites exploitations de la bêtise des gentils, par l'usage combiné de la révérence et de la menace. L'escroc typique est Simon Wiesenthal. Prenez le film de Lanzmann, Shoah, avec son montage complexe, ses témoins sollicités, stipendiés, reprenez les témoignages dans la continuité: vous ne pourrez pas échapper à un rire énorme devant la gigantesque farce que représentent les propos tenus avec un culot monstre par de petits blagueurs juifs qui répètent devant la caméra leur numéro de cirque, mis au point lentement dans les synagogues de l'après-guerre, la belle époque des "blagues juives", racontées par ces innombrables "Marius" avec un irrésistible accent yiddish. C'est un genre qui a disparu mais qui a été recyclé et pris au sérieux par les nouvelles générations avides de fictions de plus en plus corsées. On est arrivé au point d'explosion. Mme Tova Reich, dans son petit bijou intitulé My Holocaust expose tous les secrets de fabrication. Elle a vécu au centre du dispositif de l'Holocaust Memorial Museum. Elle nous explique comment tout ce tissu de fiction a été fabriqué par des baratineurs infernaux, obsédés sexuels, amasseurs de pognon. Le pauvre Saul Friedländer, au soir de son existence de profiteur du Zolo, peut bien essayer de supplier les lecteurs du Spiegel (8 octobre 2007) de croire que L'Holocauste ne va pas disparaître. Il ne parle que pour lui, et pour protéger sa source de revenus. Il rabâche. Mais c'est trop tard. Même dans son baratin, il est obligé de répondre aux révisionnistes et d'inventer l'idée que Hitler voulait "oblitérer tout ce qui était juif dans le monde" à cause de l'entrée en guerre des États-Unis. Frieddländer est un inventeur aux petits pieds.
Il n'y a même plus besoin d'intervenir. Les fictions explosent d'elles-mêmes les unes après les autres. L'heure arrive où nous pourrons tirer le rideau.
Bonsoir.
10 octobre 2007

If the "myth" of the Holocaust "falls," the West is gone. Marek Jan Chodakiewicz.
AUTRES MYTHOMANES 1
Ils sont légion. Rappelons que c'est leur existence et leur aplomb qui ont lancé Paul Rassinier sur l'orbite révisionniste. On ne vous parle pas des faux résistants qui auraient rempli la place de la Concorde. Rassinier éprouvait, comme nous l'éprouvons, un besoin inextinguible de séparer le vrai du fabriqué, le témoignage authentique du mensonge intéressé. C'est peut-être le produit d'une certaine éducation qui semble bien avoir disparu aux mains des instituteurs socialistes, les nouveaux Attilas de la culture.
Citons pour mémoire les grands fabricateurs, déjà épinglés au mur: François Mauriac (alias Elie Wiesel), Claude Lanzmann (alias Bomba), Simon Wiesenthal, le vantard absolu, Léon Uris, Miklos Nyiszli, Otto Frank (alias Anne Frank), Ka-Tzetnik, Zvi Kolitz, Bruno Bettelheim, Jerzy Kozinski, André Schwarzbart, Primo Levi, Filip Müller, Rolf Hochhut, Jean-François Steiner, François Bédarida, Lauren Stratford et son satanisme-bidon, (From Satanic Ritual Abuse to Jewish Holocaust Survivor), Gregory Douglas, le pseudo-Wilkomirski, etc. La liste est longue, très longue.
Mais il y a aussi les obscurs et les sans-grade, ceux qui ne cherchent à faire qu'un million de dollars, discrètement, avec un livre de souvenirs écrit de telle sorte qu'on puisse en faire un film. Citons Moshe Peer, qui a survécu à pas moins de six chambres à gaz, Fania Fénelon, Léon Szalet (Sachsenhausen, laboratoire d'extermination), Donald Watt en Australie, Shlomo Venezia en Italie, ou ce faux-juif de Samuel Willenberg Révolte à Treblinka. (Surviving Treblinka, Basil Blackwell, 1989), adapté d'un bouquin en polonais, Bunt w Treblince, paru aux éditions de l'Institut juif de Varsovie, haut-lieu d'une fabrication quasi-industrielle de faux-témoignages.
On le voit témoigner sur place en polonais
http://www.youtube.com/watch?v=Tl3Cr_8SCOY "It's beyond comprehension" dit-il.
Dans les publications récentes (le fantasme est une machine qui ne s'arrête jamais) il faut relever une bonne femme particulièrement gonflée. Elle serait née en Belgique et vivrait maintenant aux États-Unis. Elle a concocté une histoire particulièrement incroyable de petite fille partant à la recherche de ses parents à travers l'Europe en guerre, et adoptée, tel Mowgli, par un clan de loups dans les steppes ukrainiennes. C'est justement parce que cette histoire ne tient pas debout trente secondes, que les idiots qui baguenaudent le nez en l'air se disent: puisque c'est incroyable, il faut le croire. C'est un réflexe extrêmement répandu mais qui ne semble pas avoir fait l'objet d'une étude anthropologique. Le credo quia absurdum à l'échelle continentale...
Voici un exemple de crédulité sans frontière. On pourrait le multiplier par cent:
Misha Defonseca survit avec les loups pour échapper aux nazis
par Frédéric Vignale
Une petite fille de 8 ans parcourt l’Europe nazie à la recherche de ses parents. Elle s’appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d’être déportés. Elle ne sait qu’une seule chose: ils sont à l’est. A l’aide d’une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et rejoint l’Ukraine à pied, traversant l’Allemagne et la Pologne, dans l’espoir de les retrouver. Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements. Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence. Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l’une des leurs.
Véra Belmont a adapté au Cinéma le livre de Misha Defonseca, un témoignage poignant sur la cruauté des hommes et l’humanité des animaux. Le film est ultra classique mais fidèle à l’esprit de cette histoire vraie, cruelle et qui a valeur de témoignage universel .[Faut'y être con pour dire ça, ou être payé...]
Je suis allé voir, ces jours-ci en projection privée au Club 13 "Survivre avec les loups" de Véra Belmont. Dans la salle il y avait, notamment Pierre Grimblat et Laurent Boyer.
Pour être honnête j’ai été déçu par cette adaptation mais j’engage un large public à aller tout de même voir ce film qui est un hymne à la vie, à l’amour, à la survie.
Véra Belmont a fait un magnifique travail de reconstitution historique, sa manière de filmer est belle, élégante, efficace, la photographie est magnifique et on a là un travail de bonne facture qui met bien en valeur ce drame écrit à partir d’une histoire vraie.
Le petite Mathilde Goffart, comédienne de 8 ans est éblouissante de justesse tout au long du film, elle est une lumineuse petite rousse dont la beauté et la fraîcheur sont salies par les horreurs de la guerre et une longue fugue à travers l’Europe.
Les autres personnages sattellites; le père, la mère (sublimissime Yael Abecassis) et les Ukrainiens sont également très convaincants mais malheureusement la présence de Guy Bedos et Michèle Bernier casse un peu la magie de l’ensemble. Guy Bedos n’arrive malheureusement pas à disparaître derrière son personnage du vieille [en français: vieil] Ernest et Michèle Bernier en vieille folle qui a perdu la tête suite à la mort de son enfant peine à tirer son épingle du jeu et à accompagner le récit avec justesse.
Le film qui dure presque deux heures manque parfois de rythme, sombre quelque fois dans un pathos un peu gratuit malgré une attention particulière faite au décor et à la reconstitution des lieux, de saisons et des costumes.
C’est un film de bonne élève, de travailleuse mais l’ensemble manque de magie, d’inventivité et on bascule presque dans un bon téléfilm. Véra Belmont [= Berenberg] s’afface [en français: s'efface] trop derrière l’Histoire, cela manque de point de vue et c’est bien dommage.
Véra Belmont sans doute trop respectueuse du récit n’a pas réussi à s’approprier cette fable universelle et finalement le film ne remplit pas bien son contrat.
On est ému, on a la larme à l’œil à la fin de la projection mais on n’a pas le même sentiment qu’après avoir pris dans la figure une œuvre de cinéma dont on sait qu’elle restera dans notre mémoire de cinéphile... [Bref, c'est un navet] seule restera l’histoire personnelle et héroïque de cette survie incroyablement forte de Misha, son témoignage humain unique, mais c’est tellement important qu’on se réjouit tout de même que ce film existe et puisse être vu par un grand nombre de spectateurs au Cinéma, à la télé et en DVD.
Un film de Véra Belmont, avec Mathilde Goffart, Yael Abecassis, Guy Bedos, Michèle Bernier, Benno Fürmann, Franck De La Personne et Anne-marie Philippe. Sortie: le 16 Janvier 2008. Bref, c'est de la daube mai il faut en vendre un max.
8 janvier 2008
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4356
Ce puceau ose mettre sa photo sur le site! Un petit crétin gobe-tout qui veut faire croire que cette histoire est vraie. Lui, il n'en à rien à cirer. Il remplit son contrat. Fumisterie totale! Bidon complet! Ces âneries lacrymales doivent être rangées au magasin des farces et attrapes. Heureusement, la leçon révisionniste porte. Tout le monde n'est pas prêt à se laisser embobiner. Raul Hilberg avait trouvé cette histoire "invraisemblable" alors qu'Elie Wiesel la jugeait "très émouvante".... Voici une dénonciation impitoyable provenant d'un magazine explicitement juif:
«Survivre avec les loups»:
Une des plus grosses escroqueries de cette dernière décennie?
Géraldine Kamps
Edité en 18 langues et vendu à plusieurs millions d'exemplaires, objet du film Survivre avec les loups, de Véra Belmont, le livre de Misha Defonseca ou «la vraie histoire d’une rescapée de la Shoah» pourrait refaire parler de lui. Pour l’historien de la déportation Maxime Steinberg et le spécialiste des enfants-loups Serge Aroles, «il s’agit tout simplement d’une escroquerie!». L’éditrice elle-même vient de se désolidariser de l’auteur… catholique.
Déjà en 2005, dans un article de Regards (n°601) consacré à l’auteur, nous demeurions avec plusieurs questions sans réponse. Près de trois ans plus tard, et après un succès médiatique et public unanime, nous avons souhaité revenir sur ce qu’il conviendrait peut-être d’appeler aujourd’hui «une des grosses manipulations de l’Histoire».
C’est en tout cas l’avis que partagent Maxime Steinberg, historien belge de la Shoah, et Serge Aroles, auteur de L’Enigme des enfants-loups (Publibook) qui analyse le phénomène sur sept siècles, par la consultation d’archives et un minutieux travail de terrain. «Le cas de Misha Defonseca ne figure pas dans mon livre, il était tellement délirant que je ne m’y suis pas attardé, pensant que tout le monde s’en rendrait vite compte» confie le spécialiste, encore stupéfait de l’ampleur prise par les événements. Et blessé d’être aujourd’hui repris par des sites extrémistes pour dénoncer «le business de l’Holocauste»!
«Des sites tels que www.loup.org, ou liés à la nature m’ont d’abord contacté pour analyser le cas de Misha Defonseca» explique-t-il. «J’ai ensuite tenu à prévenir les médias qui avaient accrédité cette supercherie (Le Monde, Le Nouvel Obs, etc.), mais ils n’en ont pas tenu compte, craignant sans doute, comme je l’ai été, d’être traités d’antisémites».
Si le livre et le film, qui disent s’inspirer d’une histoire vraie, ont reçu toutes les éloges [sic], quelques éléments semblent en effet suffire à en contester l’authenticité.
Enfant-loup: Serge Aroles est formel. «La louve en mal d’adoption peut présenter une «grossesse nerveuse» et se retrouver les mamelles gorgées de lait. Il est très probable, par accident statistique, que des nourrissons, cachés en forêt à la suite de guerres, famines ou abandon, aient pu être allaités sur une courte durée. Mais cela ne concerne que les nourrissons. Et si cela a sans aucun doute alimenté le mythe des enfants-loups, Mowgli n’existe pas! Quand Misha Defonseca explique qu’une louve l’a réprimandée parce qu’elle urinait comme un mâle en levant la patte, ou qu’elle s’est retrouvée à faire du baby-sitting dans la meute, personne n’est allé si loin dans le délire».
Déportation: Maxime Steinberg rappelle que les déportations juives ont commencé en Belgique le 4 août 1942. «Il n’y a donc aucune raison pour les Juifs de se cacher ou de fuir au printemps 41, Misha Defonseca anticipe les faits d’un an et demi! En plus, elle part «à l’Est» alors qu’il s’agira du nord de l’Allemagne!». Avant de s’étonner du refus de l’auteur de révéler son identité: «A la limite, on pourrait croire qu’elle s’invente une filiation juive! La démarche des victimes a toujours été de faire reconnaître la déportation des leurs en présentant les transport list. Cacher son vrai nom n’a aucun sens lorsqu’on revendique un rattachement à cette persécution. Sa traversée de l’Europe sans assistance, sinon celle des loups, est tout aussi invraisemblable. C’est symptomatique d’une manière de refuser la singularité de ce qui est arrivé aux Juifs pour entrer dans une singularité encore plus forte et totalement fantasmée».
Le Pont d’Anderlecht: Loin d’être un détail de l’histoire, le pont constitue un élément majeur dans le récit de Misha Defonseca. C’est de lui que dépendra sa fuite «vers l’Est» pour retrouver ses parents. Serge Aroles, à l’époque à Bruxelles, s’est rendu sur place pour vérifier ces informations. «Le dentiste qui l’aurait recueillie et menacé de la livrer aux Allemands n’a jamais existé. Pas plus que ce pont bombardé qu’elle décrit minutieusement. Les archives ne mentionnent qu’un pont saboté en 40, rien de plus. Aucun pont n’a été bombardé entre 1941 et 1943 à cet endroit».
La liste des «aberrations» dressée par Serge Aroles est encore longue, telle cette boussole qui indique inexorablement le ghetto de Varsovie à l’aller, et Anderlecht au retour. La facilité avec laquelle Misha aurait encore traversé le Danube, serait entrée et ressortie du ghetto, et aurait parcouru quelque 6.000 kms!
Alors que nous écrivons ces lignes, son éditrice américaine, [Jane Daniel] suite à une longue querelle judiciaire et financière finalement perdue, diffuse sur internet l’extrait d’un registre de l’année scolaire 1943-1944, attestant qu’à l’époque où l’héroïne (de son vrai nom Monique Dewael!) se disait dans les forêts de Pologne, adoptée par une meute de dix loups, elle était en réalité scolarisée à Schaerbeek! Un document accablant, accompagné de l’extrait d’acte de baptême catholique de «Misha», née en 1937 à Etterbeek, et aucunement juive, ni de père, ni de mère… Reste à espérer que son récit ne rentre définitivement dans la mémoire collective. Et que la réflexion sur l’enseignement de la Shoah se poursuive car ce genre d’affabulation ne sert qu’une seule cause: celle des négationnistes.
Regards, revue du centre communautaire laïc juif de Belgique 20/2/2008
http://www.cclj.be/regards/une.asp
Voir aussi une vigoureuse dénonciation de l'escroquerie:
http://www.loup.org/spip/Survivre-avec-les-loups-Une,858.html
http://www.parlezmoipress.com/mermaid/2008/02/literary-fraud-ii.html
http://bestsellerthebook.blogspot.com/
Article du Boston Globe du 31 octobre 2001
http://fpp.co.uk/Auschwitz/stories/Defonseca1.html
Beau cadeau pour les négationnistes.
Boris Cyrulnik
Le révisionnisme latent, sournois, celui qui est dans la tête de presque tout le monde en France et ailleurs, sous forme de réflexion in petto: «Les juifs en font trop, les révisionnistes ont sans doute raison quelque part», ce révisionnisme vient de faire reculer le ridicule Sarközy, l'introuvable président de la bananopublique française. C'est notre Omar Bongo à nous. Voilà-t-il pas qu'il est saisi d'une inspiration géniale au cours du dîner au CRIF, où il a insisté pour venir lui-même intuitu personae. Il veut répondre aux platitudes du nain polonais Praskier (qui lui arrive à l'épaule! Il aurait pu faire carrière chez Barnum). Il veut jeter à la face des enfants des écoles primaires le destin, plus ou moins fabriqué par la bande à Klarsfeld, des enfants aspirés par le maëlstrom de la guerre et de la déportation. On sait que Klarsfeld tripote les chiffres puisqu'il additionne les partants et oublie simplement de soustraire les rentrants. Petite escroquerie entre amis.
Où donc ce malheureux échappé du ghetto de Salonique a-t-il trouvé cette idée géniale? Elle se pratique au Musée de l'Holocauste à Washington, sur le Mall; elle est l'objet d'une dérision gargantuesque de l'écrivain judéo-américaine Tova Reich (My Holocaust). A l'entrée on vous refile une petite carte de plastoc, avec le nom et la photo d'un enfant. Vous pouvez l'insérer dans un lecteur qui affiche quelques détails d'une brève existence. Par cette connerie inventée par on ne sait quel psychologue fumeux, vous êtes censé vous "identifier" avec le momiflard souffreteux dont on vous a refilé la bobine. Evidemment, les trois quarts des visiteurs laissent tomber ce bout de plastoc.
Quelqu'un a refilé cette riche idée au nain magyar. Lui qui veut toujours en faire plus croit qu'elle va ravir les juifs, qui sont des gens qui en veulent toujours plus, eux aussi. Manque de pot! Déveine noire! Pan sur le Sarko! Personne n'en veut de cette fausse bonne idée. Même les plus endurcis des judéolâtres reculent avec effroi. Sa voisine de table, qui faisait déjà la gueule avant le dîner, Simone Veil, l'étend raide mort. Tout le monde se rend compte aussitôt, mais sans pouvoir le dire ouvertement, que le résultat de cette prodigieuse arnaque serait de hisser le révisionnisme à de nouveaux sommets (les gosses, pas si cons, connaissent Google) et d'engendrer un nouvel antisémitisme qui, cette fois, ne serait pas à piquer des hannetons. Quant à imaginer la réaction des parents des élèves musulmans (5 millions de musulmans en France, paraît-il. Ça fait du peuple à l'entrée des écoles), tout le monde comprend que Sarko est un personnage dangereux, qui dit absolument n'importe quoi. On voit bien que cette affaire est purement et simplement IMPOSSIBLE. Et en dernière analyse, nous, les révisionnistes, nous serions capables de déclencher des tempêtes qui engloutiraient toute cette bande de clowns, actuellement au pouvoir.
Seuls deux malheureux pélerins s'étaient tout de suite déclarés pour. Passons sur le cas de François Hollande, qui relève du SAMU. Serge Klarsfeld, dans un inoubliable papier dans Le Monde, (19 février 2008) nous a fait un tableau paradisiaque de la façon dont il travaille au corps les écoles pour leur faire avaler sa fable des 11.400 enfants disparus. Il prévoit que dans un siècle, les gens seront encore marqués par son vaste système de culpabilisation universelle. Il nage dans le bonheur des paranoïaques et embrasse les genoux de Sarkö qui apporte enfin de l'eau à son moulin pour mouliner les esprits. C'est un cas qui relève de la clinique, à en juger par sa propagation familiale.
L'autre enthousiaste était Xavier Darcos, le lapin frisé du président. Comme le dit Libération, il organise maintenant la "retraite". La Bérézina n'est pas loin et les jours du sarcôme sont comptés. Toute cette histoire n'aura été qu'un pet dans l'eau...
19 février 2008
Shoah: Darcos recule en douceur
Education. Le ministre démine la proposition de Sarkozy et évoque une commission.
VÉRONIQUE SOULÉ
Xavier Darcos organise la retraite. Après les propos explosifs de Nicolas Sarkozy sur le parrainage d’enfants juifs victimes de la Shoah par des élèves de CM2, le ministre de l’Education ne parlait plus hier que d’«une intuition présidentielle» et d’«une démarche pédagogique» à définir pour la concrétiser. La dernière sortie de Sarkozy ne devrait au final guère bousculer les programmes qui recommandaient déjà de faire de la Shoah un «point fort» de l’enseignement d’histoire en fin de primaire.
Polémique. «Chaque année, à partir de la rentrée 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah», avait décrété le président le 13 février lors du dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), déclenchant une violente polémique. Simone Veil elle-même, une proche du Président qu’il n’avait toutefois pas cru bon de consulter, avait durement condamné l’idée, la qualifiant d’«inimaginable, d’insoutenable et d’injuste».
Nicolas Sarkozy a donné «une direction», «il est dans son rôle», mais «c’est aux éducateurs de construire ce qui pourra se faire dans les classes»: hier sur RTL, Xavier Darcos s’est mis à la manœuvre. Il s’agit pour le fidèle ministre, fin diplomate, de transformer une initiative désastreuse en une mesure applicable et acceptable, sans désavouer ouvertement le chef de l’Etat.
«Ce qui est critiqué, c’est la complexité de l’idée d’une adoption d’un enfant par un enfant, mais personne ne critique le principe qu’il faille connaître la Shoah», a-t-il souligné. L’idée de «confier la mémoire» d’un enfant mort à un vivant, qui avait tant choqué enseignants, historiens et pédopsychiatres, est donc de fait abandonnée. «Nous allons faire un petit peu bouger la chose, en sorte que ce soit la classe plutôt qui adopte un enfant», a expliqué Darcos.
Lors de sa conférence de presse consacrée à la réforme de l’école primaire, le ministre confirmera demain la mise en place du projet dès la rentrée, sous forme de parrainages par des classes. Il annoncera aussi la démarche pour définir les documents et la façon dont les enseignants pourront travailler.
Liste. Capitale pour le gouvernement, Simone Veil, contactée hier matin par Darcos, «a accepté d’être associée à la réflexion» sans que la forme soit encore arrêtée. Une commission pourrait être créée autour d’Hélène Waysbord-Loing, présidente de l’Association de la maison d’Izieu. La semaine prochaine, toutes les associations de défense de la mémoire de la Shoah sont invitées au ministère. Serge Klarsfeld, le président de l’Association des fils et filles de déportés de France, qui avait soutenu d’emblée l’idée, sera lui reçu dès ce soir par Darcos. C’est grâce à lui qu’a été dressée la liste des 11 400 enfants juifs de France - français mais aussi étrangers - victimes de la Shoah.
Dès dimanche, la directrice de cabinet de Sarkozy, Emmanuelle Mignon, avait donné le signal du repli. Dans le Journal du dimanche, elle avait reconnu que Simone Veil «avait raison» et fait un geste à l’égard des enseignants: «Comme l’a dit Xavier Darcos, nous faisons confiance à la communauté éducative pour trouver les mots, la manière, les moyens de sensibiliser les enfants.» Tout à sa volonté de défendre l’idée présidentielle - «en enseignant la mémoire de ce génocide, on prémunit toute la société contre le racisme» -, elle avait aussi argué de la nécessité d’aborder la Shoah «avant le secondaire». A tort.
Depuis 2002, à l’initiative de Jack Lang alors ministre de l’Education, le génocide figure au programme d’histoire du «cycle des approfondissements» au primaire, correspondant aux CM1 et CM2, sous l’intitulé: «L’extermination des juifs et des Tziganes par les nazis: un crime contre l’humanité». Auparavant, on ne mentionnait que la «Seconde Guerre mondiale.» Mais en avril 2007, sous l’impulsion du ministre Gilles de Robien, la Shoah avait disparu des «points forts» du programme. A la place, la «Seconde Guerre mondiale» et «les camps d’extermination» étaient mentionnés dans la présentation générale. A la suite de protestations, Darcos a demandé que cela soit rétabli dans les «points forts». Ce qui a été fait en septembre 2007. Dans les nouveaux programmes très resserrés qui vont être publiés, l’accent sera encore renforcé. La Shoah est aussi étudiée à trois reprises dans le secondaire, en troisième, en première et en terminale.
Extraits. «Ce qui nous choque c’est que de telles annonces soient faites sans consulter les enseignants qui ont pourtant des expériences intéressantes», souligne Gilles Moindrot, secrétaire général du Sniupp, le premier syndicat du primaire. Les visites au camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau, impressionnantes, sont réservées au secondaire. En primaire, les enseignants lisent des extraits du Journal d’Anne Franck, montrent des extraits de films… Le Mémorial de la Shoah propose un site (www.grenierdesarah.org) pour les 8-11 ans en suivant notamment le destin de cinq enfants juifs.
Libération, 19 février 2008
A quoi nous aimerions ajouter ce que dit l'impitoyable Israël Shahak à propos de l'éducation holocaustique des élèves israéliens:
Falsification of the Holocaust
Letter to the editor by Prof. Israel Shahak, published on 19 May 1989 in Kol Ha'ir, occupied Jerusalem.
I disagree with the opinion of Haim Baram that the Israeli education system has managed to instil a "Holocaust awareness" in its pupils (Kol Ha'Ir 12.5.89). It's not an awareness of the Holocaust but rather the myth of the Holocaust or even a falsification of the Holocaust (in the sense that "a half-truth is worse than a lie") which has been instilled here.
As one who himself lived through the Holocaust, first in Warsaw then in Bergen-Belsen, I will give an immediate example of the total ignorance of daily life during the Holocaust. In the Warsaw ghetto, even during the period of the first massive extermination (June to October 1943), one saw almost no German soldiers. Nearly all the work of administration, and later the work of transporting hundreds of thousands of Jews to their deaths, was carried out by Jewish collaborators. Before the outbreak of the Warsaw Ghetto Uprising (the planning of which only started after the extermination of the majority of Jews in Warsaw), the Jewish underground killed, with perfect justification, every Jewish collaborator they could find. If they had not done so the Uprising could never have started. The majority of the population of the Ghetto hated the collaborators far more than the German Nazis. Every Jewish child was taught, and this saved the lives of some them "if you enter a square from which there are three exits, one guarded by a German SS man, one by an Ukrainian and one by a Jewish policeman, then you should first try to pass the German, and then maybe the Ukrainian, but never the Jew."
One of my own strongest memories is that, when the Jewish underground killed a despicable collaborator close to my home at the end of February 1943, I danced and sang around the still bleeding corpse together with the other children. I still do not regret this, quite the contrary.
It is clear that such events were not exclusive to the Jews, the entire Nazi success in easy and continued rule over millions of people stemmed from the subtle and diabolical use of collaborators, who did most of the dirty work for them. But does anybody now know about this? This, and not what is "instilled" was the reality. Of the Yad Vashem theatre, I do not wish to speak at all. It, and its vile exploiting, such as honouring South Africa collaborators with the Nazis, are truly beneath contempt.
Therefore, if we knew a little of the truth about the Holocaust, we would at least understand (with or without agreeing) why the Palestinians are now eliminating their collaborators. That is the only means they have if they wish to continue to struggle against our limb-breaking regime.
Kind regards,
[Israel Shahak]
La fin des haricots (lettre des aarghonautes de septembre 2007), à lire auss!i à l'adresse:
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EElAVFlykEgFcKpclu.shtml
Encore une affabulatrice tardive
Marthe COHN
Marthe Cohn a attendu d’être à la retraite pour rédiger ses mémoires. C’est après avoir reçu la plus haute distinction militaire française, la Médaille militaire, le 14 juillet 2000, qu’elle commence le premier chapitre.
“Derrière les lignes ennemies” Une espionne juive dans l’Allemagne nazie (Plon, 2005).
Marthe a vingt ans lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate et que sa région natale, la Lorraine, est envahie par les Allemands. Marthe est juive. Pour échapper aux persécutions Nazies, elle est obligée de fuir avec sa famille. A Poitiers, elle tombe amoureuse de Jacques, un étudiant en médecine. Elle-même se prépare à devenir infirmière. Mais, bientôt, Jacques est exécuté pour actes de résistance, tandis que la soeur de Marthe est arrêtée puis déportée à Auschwitz. Après avoir réussi à faire passer sa famille en zone libre, Marthe décide de s’engager à son tour dans la lutte. Sa blondeur naturelle, sa parfaite maîtrise de l’allemand et un passé fabriqué de toutes pièces lui permettront d’infiltrer les lignes ennemies.
Affrontant avec un courage inouï le froid, la faim, et les mille dangers qui la guettent, elle parvient à donner des renseignements décisifs aux forces alliées. Dans ses mémoires, Marthe Cohn livre le passionnant témoignage historique et humain d’une toute jeune femme au destin hors du commun.
http://www.24heuresdulivre.fr/bio.php?id=343
Pour ce livre, il y a un "nègre", ou plutôt une négresse: Helène Prouteau, bien connue comme traductrice et adaptatrice.
L’histoire en liberté… au-delà des Pyrénées.
España, por favor!
Inge Blass
Pedro Varela
Du délit de penser au crime d’être. Basée sur une hypertrophie du droit subjectif, la police de la pensée bénéficie de l’indifférence de la plupart de ceux qui la subissent et d’un effet de routine chez ceux qui l’imposent. Dans une totale confusion du moral et du politique, avec toujours plus d’intensité depuis le procès de Nuremberg, à l’histoire qui faisait le droit se sont substituées les lois qui disent l’histoire. Pourtant, en matière d’holocauste, les Ibères viennent de mettre de l’eau dans le gaz…
Le jeudi 8 novembre 2007, le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) a condamné l’historien Vincent Reynouard, père de six enfants, à un an de prison ferme et à 10.000 euros d’amende, pour avoir commis… Non pas du trafic de drogue, d’organes ou d’êtres humains (orphelins ou pas); une gravissime crapulerie, une extorsion violente. Non plus pour un ou plusieurs viols. Mais bien pour avoir conçu un opuscule de seize pages qui mettait en cause l’histoire officielle et obligatoire de notre bonne démocratie. Evidemment, dans ce procès, il ne s’agissait pas de la bataille d’Azincourt au début du XVe siècle, ni du réchauffement climatique en 2007, à propos desquels les disputes de spécialistes font rage, sans quoi la fameuse LICRA (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme), partie civile, n’aurait pas ramassé 3.000 Euros supplémentaires au passage.
Vous y êtes, bien sûr! Là, où les mots deviennent pires que les maux, les écrits pire que les actes; là, où les juges statuent sur la conformité d’une pensée à un dogme, mais, jamais, ô grand jamais, sur la réalité des faits ; là, nous entrons dans le domaine du sacré, sur les «territoires de cette religion de l’holocauste progressivement dotée de tous les attributs théologiques et d’une emprise universelle grâce aux mass media, à l’enseignement et au financement public», comme les définissait, dès 1997 dans la revue «Stan´czyk», l’intellectuel polonais Tomasz Gabis´, questionnant par-là avec effarement les conditions d’adhésion de son pays à l’OTAN. Oui! C’est bien en application du catéchisme mondialiste et par l’action d’un de ses bras armés en France, en l’occurrence l’article 9 de la loi dite Fabius-Gayssot de juillet 1990, réprimant la négation ou la minimisation de crimes contre l’humanité tels que proclamés par les puissances militaires victorieuses de 1945 et conduisant de facto au gel de l’histoire, que les magistrats alsaciens ont décidé de jeter un de leur pacifique compatriote en tôle.
Figurez-vous qu’à quelques heures près, il n’en eût rien été… si l’Alsace avait été espagnole!
En effet, ce même 8 novembre au soir, le Tribunal Constitucional de España, l’équivalent du Conseil constitutionnel français, publiait les extraits d’un arrêt à vous couper le souffle, tant nous sommes ici, en deçà des Pyrénées, accoutumés à l’obséquieux servage du législateur. Sous la présidence de Maria Emilia Casas Baamonde, cette assemblée sise à Madrid et composée de douze éminents juristes, a modifié l’article 607.2 de son code pénal prévoyant jusqu’à deux ans de prison pour réprimer la diffusion «d’idées ou de doctrines qui nient ou justifient les délits» de génocide, y déclarant anticonstitutionnelle et nulle l’inclusion de ces deux petits mots: «nient ou». Cette mise au point relative[1] à ce qu’il est convenu d’appeler la liberté d’expression a créé un malaise dans l’ensemble des organes de presse européens. Eux qui auraient dû se sentir concernés au premier chef ne s’en font pourtant l’écho qu’à grand peine et en trompe-l’oeil. Mais qui s’en étonnerait?
Le quotidien «El Païs», dans son édition du 9 novembre, chapeautait, en gros caractères, deux petites colonnes au bas d’une page intérieure, «Le Conseil Constitutionnel maintient la peine réprimant la justification de l’holocauste» (El Constitucional mantiene la pena por justificar el genocidio), ne précisant que dans un maigre sous-titre ce qui constituait de fait la véritable information, à savoir, «Le Conseil annule cependant les sanctions pour négationnisme» (El Tribunal, sin embargo, anula el castigo a las doctrinas negacionistas). Si ce journal de référence, comme on dit, par une apparente et discrète neutralité cherchait à minimiser les effets multiples de ce qui représente une véritable bombe juridique, d’autres médias de la péninsule ibérique, eux, annonçaient la contre-offensive en réanimant la confusion absconse qui prévalait jusqu’alors dans l’article 607.2.: la recherche historique objective sur les événements de la seconde guerre mondiale signifierait une apologétique du drame concentrationnaire nazi - en bref, révisionnisme égale nazisme.
C’est ainsi que dès le lendemain, «El Periódico de Aragón», propriété du Grupo Zeta, une des plus puissantes holdings européennes dirigée par Francisco Matosas et Antonio Mosbah, lançait, en face d’un long article amalgame, l’habituel sondage dont la question impliquait la réponse: «pensez-vous que l’arrêté du Conseil constitutionnel favorise l’impunité des néo-nazis?» 71% des sondés ont naturellement répondu que oui. Il ne leur a pas - tiens donc! - été demandé si une telle disposition permettait d’enfin clarifier un débat historique, dont les enjeux sont au cœur de l’avenir politique de l’Europe…
Sur la même ligne brouillardeuse, trois jours plus tard, parmi les quelques rares compte rendus; les plus effrayés, les plus agressifs sont ceux de la presse germanophone, toujours zélée… L’Allemand «Die Zeit» comme l’Autrichien „Der Standard“, font preuve d’une ironie inconsciente, quoique mordante en qualifiant la décision de la plus haute instance espagnole «autorisant la négation de la réalité des plusieurs millions de morts Juifs à l’époque nazie (den millionenfachen Mord an Juden in der Nazi-Zeit)» d’incitation au refuge pour la peste brune aïe, aïe, aïe! Comme ses confrères, l’hebdomadaire «Der Spiegel» de cette semaine épouse les réactions indignées émanant d’organismes tels que la «Federación de asociaciones de S.O.S. Racismo» ou du «Movimiento contra la intolerancia». Le président d’un de ces collectifs, Estaban Ibarra, pour qui cette décision «préoccupante, diffusée à la date anniversaire de la Noche de Cristal[2]» transforme l’Espagne en un «pays arriéré», annonce son intention d’en appeler aux instances internationales. Toutes ces officines de défense des droits de l’homme, qui ont leurs corollaires puissamment financés dans chacun des pays de l’OCDE, évoquent même en choeur une «régression consternante du droit» sans oser donner trop de publicité aux détails... Au cas où les opinions publiques ne seraient pas au diapason et s’imagineraient pouvoir en prendre de la graine.
Ni juge, ni partie hem, hem- la presse francophone, quant à elle, se cloître dans un silence fracassant, à l’exception du «Matin» suisse qui dénonce ces «pays où les négationnistes pourront s’exprimer sans grands risques». L’emploi du terme «négationnisme», en place du terme «révisionnisme» que justement la retouche de cette loi espagnole, dont ils sont censés rendre compte, réhabilite hautement, dénote chez nos confrères, à défaut d’un asservissement alimentaire aux oukases de la pensée dominante, une grande malhonnêteté intellectuelle. Qu’il soit également permis ici d’observer que la vingtaine de milliers d’Européens condamnés pour délit d’opinion n’a jamais bénéficié d’aucun refuge. Pour prendre un exemple espagnol récent, en vertu du «mandat d’arrêt européen» adopté en 2002 par l’Union européenne, l’écrivain autrichien Gerd Honsik a été arrêté à Malaga par la police espagnole en octobre 2007 et extradé vers l’Autriche pour y purger les 18 mois de prison auxquels il avait été condamné quinze ans auparavant à Vienne pour y avoir publié l’ouvrage non traduit en français, «Freispruch für Hitler? 36 ungehörte Zeugen wider die Gaskammer. (Acquittement pour Hitler? Trente-six témoins démentent les chambres à gaz)»
Attention! La description d’une réalité est déjà une opinion. Cette dernière, sachons-le, quels qu’en soient la qualité et l’argument, n’en est peut-être même pas une, mais un délit qui vous coûtera autrement plus cher qu’au moyen-âge. Nos démocraties mercantiles ne fournissent en la matière ni confessionnal, ni absolution. A plus forte raison, pas de pardon. Cette version contemporaine et prétendument laïque du blasphème relève donc d’un pouvoir et d’une doctrine, qu’il s’agit de reconnaître en amont… C’est ce que n’a pas su faire l’historien Ernst Zündel qui purge actuellement une peine de cinq ans de prison en Allemagne. Eh , oui! Quand il a commencé ses travaux sur la seconde guerre mondiale dans les années soixante, il aurait mieux du prévoir comment la propagande arriverait à ses fins dogmatiques… Y avait certes ces bruits lancinants du tam-tam dans le grand ressassement de l’histoire, mais comment imaginer qu’ils devinssent si constants de la maternelle au Vatican. Que chaque conscience, en guise d’objections au messianisme téléologique, soit marquée aux armes de la destruction massive. Alors, on a beau gesticuler, tout est lié… N’est-ce pas?
N’oublions pas que les citoyens d’Europe, après qu’ils ont épuisé les recours dans leurs pays, ne peuvent dorénavant même plus se tourner vers la Cour européenne des droits de l’homme en invoquant les amendements de leurs constitutions respectives, puisque le Conseil de l’Europe dans son protocole additionnel du 30 janvier 2003 préconise des restrictions à la liberté d’expression, notamment par son article 6 intitulé, «Négation, minimisation grossière, approbation ou justification du génocide ou des crimes contre l’humanité» (intégré à la législation française en mai 2005 une loi, c’est bien, une dizaine en vrac, c’est plus sûr). Le corps de ce texte ne s’appuie sur aucune donnée chiffrée, si ce n’est «qu’un tiers du peuple juif» a été exterminé… Faire gaffe cependant, car on nous annonce la nouvelle «Shoah par balles» qui inclurait 1,5 millions de concernés en Ukraine… Le «Nul n’est censée ignorer la loi» signifierait-t-il par hasard que nul n’est censé ignorer le nombre de Juifs? Faudrait réintroduire des statistiques ethniques... Méchamment plus inconstitutionnel que les tests ADN bidon. Raciste, va!
Alors, de la négation à la justification, faudrait s’entendre… Comment approuver ce que l’on nie? Vouer un culte à l’objet dont on diminue la stature? Ce n’est pas sans rappeler la prière de l’athée reprochant à Dieu de ne pas exister. Peu importe, c’est sous les auspices de ce paradoxe métaphysique, qu’Angela Merkel s’engagea à placer sa présidence de l’Union européenne. Encouragée par sa ministre de la justice, la sociale démocrate Brigitte Zypries, titulaire du célèbre «Big Brother Award» pour son autorisation des écoutes administratives de la vie privée, qui déclarait «nous jetterons sans pitié (gnadenlos) les négationnistes en prison», la Frau Chancelière démocrate chrétienne initiait une réunion en avril 2007 au terme de laquelle "l'approbation publique, la négation ou la banalisation grossière des crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre tels que définis par le statut de la Cour pénale internationale et, pour la Shoah, par la charte du tribunal de Nuremberg" serait passable d’un an de prison au minimum dans chacun des 27 états membres ceci, tout particulièrement en piqûre de rappel pour les petits nouveaux de l’est et les conditions sine qua non de leur entrée dans l’Union.
Dans ce nouveau désordre mondial, même et surtout l’indifférence devient éminemment suspecte. Ce 23 octobre 2007, la 34ème Conférence Générale de l’UNESCO a adopté une résolution appelée «Mémoire de l’Holocauste» Elle appelle à promouvoir le «souvenir actif» de cet événement à travers l’éducation et à en combattre toutes les formes de déni. Cette résolution (34 C/49) fait suite à celle adoptée en 2005 par l’ONU réunie en Assemblée générale, fixant au 27 janvier la «Journée internationale de commémoration des victimes de la Shoah», puis celle adoptée le 26 janvier 2007 contre le «déni d’Holocauste». Point n’était besoin d’attendre les attendus de ce cénacle pour que, dans un pays comme la France, où près de 15% de nos enfants qui rentrent en 6ème sont illettrés, le débat fondamental s’instaure au sein du ministère de l’éducation nationale, pour savoir si «l’éducation à la mémoire obtient de meilleurs résultats [sic]» quand elle est enseignée dès l’école primaire… Certains collégiens d’origine maghrébine (ça tombait bien), pour leur première sortie de classe en baptême de l’air payée par le Conseil général du département «défavorisé» de Seine Saint Denis, qui se livrèrent à une bataille de boules de neige à Auschwitz, n’avaient apparemment pas bien retenu leur leçon. Après une enquête de moralité serrée auprès des parents, ils furent exclus de leur collège sous les gros titres de la presse; certains commentateurs particulièrement agités ou mystiques allant même jusqu’à réclamer «qu’ils soient exclus de l’exclusion, puisque cette dernière sert à justifier un comportement inhumain» (Proche-Orient Info janvier 2005). Quant à l’éviction du cabinet du ministère des anciens combattants de Patricia Vigne (Journal Officiel du 23 septembre 2005), la petite fille de Maurice Papon, elle rétablit l’infamie qui frappait la famille des criminels les plus endurcis... dans l’antiquité archaïque. Que doivent financer nos impôts? Une transfusion culturelle ou sanguine? Les deux, ah bon!
Les moyens de propagande directe ne suffisent pourtant plus à nos instances ploutocratiques. La reproduction en vase clos de fictions et documentaires incessants qui confortent la distillation de la pensée univoque contribuerait à la désaffection des moyens officiels de communication de masse… Les populations risqueraient parfois, de la ressentir «comme une sorte de matraquage». L’affaire devient donc plus subtile: nombreuses sont les organisations subventionnées par l’Union Européenne à traquer les pensées dissidentes, par association, parentèle ou analogie. Elles travaillent sur le langage! La commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) s’atèle désormais aux moyens de contrôle cybernétique. Une nébuleuse de cellules de recherches (payées également par nos soins) trie le bon grain de l’ivraie: telle référence, tel vocabulaire, telles expressions et ponctuations, tel assemblage syntaxique ou type de graphisme, révélerait une délinquance présumée, susceptible d’être sanctionnée avant que justice ne soit saisie. Le gain en matière de paix sociale et économique s’avèrerait incommensurable!
C’est par ce procédé que le scénariste et producteur franco-germanique, Cyrill Rey-coquais, titulaire de nombreuses distinctions internationales, suite à sa prise de position en faveur de Jean-Marie Le Pen, vit ses «occurrences» sur internet passer subrepticement d’environ 55.000 à 200 , au motif d’une plainte inexpliquée pour … «Holocaust Denial». Dans le domaine de l’analyse historique, le Prof. Tomislav Sunic, un ancien diplomate croate de haut rang, pour avoir livré des expertises remarquablement documentées sur l’après-guerre, qui vont certes a contrario de l’historiographie officielle, est soumis à toutes sortes de censures et représailles aussi bien familiales que professionnelles. Le Prof. Dr. Michael Vogt, soupçonné d’être proche du NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands) a été exclu de l’Université de Leipzig, ce vendredi 16 novembre… Etc.
Horizontales et verticales, politiques et historiques; comme on le constate, ces pratiques juridiques s’avèrent totalitaires en ce qu’elles plongent leurs interdits toujours plus profondément au cœur même de la société civile, faisant prévaloir l’élimination sociale et économique discrète et ne se réservant le soin d’ester en justice que pour l’exemplarité en cas d’opposition frontale. En France, pour prendre une illustration médiatique, l’humoriste Dieudonné, après 22 relaxes, vient d’être finalement condamné en appel (jeudi 15 novembre 2007) pour «incitation à la haine raciale». Ouf, il était temps! A une troupe d’excités, ayant violemment interrompu son spectacle à Lyon au Théâtre des Célestins, y faisant quelques blessés parmi les spectateurs, qui hurlaient: «Sale nègre, les Juifs auront ta peau», il avait répliqué: «Tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle […] et qui m’attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l’esclavage». L’ethno-différencialiste africain Kémi Séba de la Tribu Ka, lui, avait été fourré illico presto pour deux mois dans les geôles de la république pour avoir traité un commissaire de police de «sioniste, à la solde de Cukierman [banquier, ancien Président du CRIF Comité représentatif des institutions juives de France]». Faut dire qu’il n’avait pas été prévu qu’une concurrence aussi rude s’établisse à plusieurs niveaux entre lois mémorielles et lois catégorielles. Que les colorés, métis, noirs ou arabes, ébranlent ce système dont ils étaient les paravents, voilà qui relève de cette «Intolérable intolérance» annoncée par l’avocat Eric Delcroix en 1981. On ne peut pas tous les passer à tabac comme s’il s’agissait de l’écrivain Alain Soral, un vulgaire plouc blanc, quoique brun-rouge, catholique savoyard de surcroît…
Même si, sur un plan formel, il est utile de procéder à un distinguo entre les dispositions légales concernant, d’une part «la race, la religion, la nationalité, la couleur» et, de l’autre, «la contestation, la minimisation, la négation d’un crime contre l’humanité», on s’aperçoit de fait qu’elles proviennent de la même matrice globalisante sublimée par la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Cette dernière est, au nom d’un hypothétique progrès de l’humanité, constamment invoquée par une flopée de «penseurs» qui de Bucarest à Vilnius en passant par Paris et Madrid professent ouvertement une aversion profonde pour l’identité de leurs pays d’accueil respectifs, dans lesquels non seulement ils ont le pignon, mais encore la rue («Mon père est revenu d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine .», Alain Finkielkraut, Haaretz, 17 novembre 2005). Ceci ne les empêchant pas de s’arroger le quasi-monopole de la redéfinition de notre environnement culturel. A l’instar du «nouveau philosophe espagnol» Fernando Savater qui avouait ses espérances planétaires en ces termes; «la génétique devra accomplir ce que l’éducation n’aura pas su faire…» Du fameux «Shaping the World» au remodelage de l’homme, on ne change pas vraiment d’octave! Et ce n’est pas Elie Barnavi, le directeur du Comité scientifique du Musée de l’Europe à Bruxelles - avant d’être nommé ambassadeur d’Israël en France - et dont il est toujours conseiller à l’heure actuelle, qui nous contredirait. Dans un entretien, publié le 13 octobre 2003 par «Le Figaro», intitulé, «Gare à la pusillanimité diplomatique de l’Europe!», ne déclarait-il pas: «Si l’on souhaite retailler un costume, on ne se contente pas d’une seule manche» en précisant plus récemment (Réforme du 7 septembre 2007) à quelle coupe il faisait vraisemblablement allusion, et là, il ne parlait que de la France, qui «quand elle prend position […] ne doit pas oublier qu’elle a été complice de la Shoah»
Comprenons bien que cette révision de la loi espagnole, en libérant l’histoire de sa gangue idéologique est un événement considérable. Il a pour effet collatéral de mettre concrètement en évidence les contradictions philosophiques et rhétoriques, non seulement qui perdurent, mais plus encore se renforcent au sein de l’arsenal pénal européen - sous couvert d’ harmonisation, dont, pour paraphraser Alfred de Musset, l’inanité transfrontalière nous ferait rire si l’on n’en devait pleurer. A telle enseigne que c’est l’attitude du public allemand qui, la semaine dernière, lors de l’émission télévisée (sur la «Bayerischer Rundfunk») du célèbre humoriste Harald Schmidt, m’a permis d’arpenter la non moins célèbre distance séparant «le pays légal du pays réel» Outre-rhin, dans un contexte de chasse au sorcière, où la présentatrice vedette Eva Herman vient d’être virée du petit écran pour avoir évoqué positivement la construction des autoroutes et la politique familiale sous le IIIe Reich, Harald Schmidt et son jeune complice Oliver Pocher ont introduit le «nazimètre» (das «Nazometer») dans leur show. Dès qu’il s’agit de rouler sur «l’autoroute», de prendre une «douche», de faire rôtir un met dans le «four à gaz», le «nazimètre», qui a la forme d’une lampe-tempête, se met à biper et à clignoter furieusement dans l’hilarité générale. Pour éviter l’emploi de mots sanctionnés par «le nazimètre» les modérateurs conseillent de se laver au «savon, fraîcheur arienne (Arischer Frühling) et redoublement de bips, de clignotements, et redoublement de rires à pleins poumons. Rigolade sans vergogne ou sans complexe? Monstruosité ethnique ou dénonciation implicite de la nature et du statut de la preuve?
L’histoire, proscrite de la réalité sous copyright et royalties de Nuremberg, réduite à un «pathos» omniprésent qui prévaut sur la raison dans la judiciarisation du monde, continuera-t-elle d’aller au tribunal comme la sensiblerie va aux pleurs? Question de glandes, me répondrez-vous! N’empêche que sous le rire teuton et dans cette sagesse ibérique, moi, je ne peux m’empêcher de voir autre chose que l’expression d’un bon sens populaire et salvateur! Espérons que cette mise en liberté de l’histoire, ne soit ni provisoire, ni sous conditions et se propage en Europe à la vitesse d’un feu de paille, mais d’une flamme durable à quoi nous orienter pour remettre le monde à l’endroit. Un tant soi peu…
Il en va de la liberté des personnes, il en va de celle des Pays, alors: Viva Varela! Viva España!
Quoique, pour le moment, comme disait l’autre, «vérité au-delà des Pyrénées, erreur en deçà.»
3 décembre 2007
On a l'impression qu'elle n'existe pas cette Inge. Inconnue dans la presse allemande. Ça sent le peudo.
http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EEAVVuEyFFdevpeniB.shtml
"Storytelling": ces histoires que construit le pouvoir
Par Hubert Artus
Avec "Storytelling", Christian Salmon signe un essai décapant sur la nouvelle "arme de distraction massive", devenue grâce à la mondialisation et à la férocité cynique des communicants, l’arme de destruction rêvée du marché: quand "l'art de raconter des histoires" devient l’art de "formater les esprits" pour les aliéner. Ce n’est pas de la fiction: le "storytelling" manage le monde depuis les années 90. Entretien.
Dans un monde où le rapport au réel oscille majoritairement entre téléréalité et chaînes tout-info, la fiction semble devenue une norme sous-jacente, un besoin, une échappatoire. De nos jours, un roman ou une série télé fonctionnent surtout s’il est "vrai" (dilemme pour les éditeurs). Aujourd’hui, un discours politique ne touche que s’il apparaît comme une histoire héroïque plutôt que comme une litanie (Graal de tous les communicants politiques).
Dans "Storytelling", l’ex-président de l’ancien Parlement international des écrivains, Christian Salmon, retrace la généalogie de cette nouvelle doctrine ("l'art de raconter des histoires"), aujourd’hui devenue "arme de distraction massive" à même non seulement de formater notre rapport à la réalité, mais de fabriquer le réel. Le fin du fin de la propagande du marché.
Depuis les années 90, les politiques ont mis la main sur l’arme. "Storytelling", c’est un monde: un polar, un manuel de résistance, un ouvrage d’analyse, un livre d’histoire contemporaine. Une étude à la fois très pointue et aisée d’approche. Christian Salmon, qui connaît le réel comme la fiction, et les chercheurs comme les écrivains, y livre un décryptage de la communication capitaliste et politique. Qui, aujourd’hui, ne diffèrent guère.
"Les marques s'attribuent les pouvoirs qu'avant on cherchait dans la drogue"
Le "storytelling" est apparu dans les années 90. Aux Etats-Unis, pour commencer. A cette période, "le tournant narratif des sciences sociales coïncide avec l'explosion d'Internet et les avancées des nouvelles techniques d'information et de communication". Une nouvelle fois, la communication entre les individus mutait.
Mais là, on allait passer du capitalisme de capitaine d’industrie à un libéralisme sans visage devenu nomade et indolore. Les repères cessaient d’exister. Ce n’est plus notre rapport au monde qui allait changer, mais notre perception du monde. C’est à ce moment que les multinationales ont développé une stratégie consistant à passer de la marque au logo, dans la façon de concevoir leurs publicités. Changeant notre perception de la marque, son pouvoir de narrativité, son attrait... et donc sa force d'impact, et donc sa force de vente.
"Du logo, on passe aux stories", écrit Salmon. "C'est l'avènement de la consommation comme seul rapport au monde", "les marques s'attribuent les pouvoirs qu'autrefois on cherchait dans la drogue, dans les mythes". L’acte de consommer devient alors "un exercice de communication, voire de communion, planétaire".
Auparavant, les "marketteurs" avaient pour mission de faire de la promotion, à présent, ils doivent utiliser leurs marques respectives pour aménager la vision du monde que se fait le consommateur. Qui, dans le même temps, doit faire face à la transformation du milieu du travail. Du concept même de travail: on passe de la notion de carrière et d’emploi à la flexibilité et à l’absence d’emploi.
Cela va susciter une "surenchère de propositions visant à provoquer une remobilisation émotionnelle, un regain d'engagement" de la part des managers modernes, qui rivalisent de trouvailles pour habituer le salarié à ce nouveau "mode d’emploi"... passant par la consommation.
La fiction romanesque et cinématographique avait compris ce qui se tramait
C’est alors que, dans son livre, Salmon interpelle la fiction romanesque et cinématographique, qui selon lui avaient compris ce qui se tramait avant même que les chercheurs n'aient ou le formuler. Par exemple, Don De Lillo et son roman Joueurs, où l'auteur imaginait une entreprise dont l'objet était le management de la douleur. Et Salmon de remarquer que certaines phénomènes réels (les call centers indiens, par exemple) sont des exemples même de l’évolution d’un monde qui cherche à trouver des scénarios réalisables plus que des solutions viables.
De Lillo dont, au passage, le lecteur français aura des nouvelles début 2008 a prouvé, et tous ses romans depuis Joueurs l’illustrent, qu’on ne peut plus aisément raconter des histoires dans une société envahie de séries, de stories, dans une civilisation où le moi émotionnel des individus est, à présent, récupéré et utilisé par les marketteurs et les communicants politiques, et non plus sollicité par les auteurs de fiction.
Nous sommes, écrit Salmon, passé dans une civilisation "d’injonction au récit". C’est ici le point nodal de toutes ces démonstrations.
Après le 11 Septembre, scénaristes et dirigeants se concertent
Evidemment, le 11 Septembre est un tournant dans l’histoire moderne. Comme une incursion de fiction dans le réel. La réponse du pouvoir américain. Peu après l’attentat, il y eut une réunion entre hauts responsables américains et quelques scénaristes (le co-scénariste d’Apocalypse Now, le scénariste de Die Hard, le réalisateur de Grease...), où il leur fut demandé d’imaginer les scénarios d’une attaque terroriste et les répliques à apporter.
Des créateurs qui travaillent sur comment prévenir le réel... et inventer des répliques. Comme, par exemple, la guerre. Et comment la légitimer. Cela ne vous dit rien? C’est ici un des multiples exemples de "storytelling de guerre" du livre. Et la France? Si "Sarkozy joue sa présidence comme on joue dans un film", les dirigeants sont encore au stade du bricolage en matière de storytelling. Quand le Pentagone et Hollywood travaillent ensemble, ce n’est pas le monde qui change. C’est le réel. La distinction entre le vrai et le faux. On a froid dans le dos quand, par exemple, on lit le témoignage de cet ancien éditorialiste du Wall Street Journal, qui restitue une conversation avec un conseiller de Bush en 2002.
Celui-ci lui reprochait un papier, qui prouvait son appartenance à la "communauté réalité", alors que c’était à eux, au sommet du pouvoir, de créer la réalité. Pendant que d'autres étudiaient la réalité créée par le pouvoir, le pouvoir en façonnait d’autres...
Les "story spinners", fin du fin du marketing politique
Eux, c’est "l’empire". Grâce aux figures apparues sous Nixon et réapparues sous Reagan, puis en force sous Clinton et Bush des "spin doctors" et autres "story spinners", les gouvernants sont aujourd’hui capables de vendre leurs valeurs, donc leur réalité, comme une marque. Fin du fin du storytelling marchand adapté à la politique...
C’est sous Reagan qu’on a inventé "le candidat qui pourrait être n'importe qui, n'importe quel acteur d'Hollywood, qui peut être élu à condition qu'il ait une histoire à raconter, une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit".
C’est alors que les démocrates, habitués à raconter des litanies, sont distancés par les républicains qui, eux, ont appris à raconter des histoires (par exemple, Bush sauvé de l’alcool par la religion) à la fois digressives (jouant sur l’héroïsation américaine) et manipulatrices.
C’est ainsi qu'en 1992, Clinton recrutera comme directeur de la communication celui David R. Gergen qui avait eu cette fonction sous... Reagan. A présent, le discours officiel s’adresse au cœur plus qu’à la raison, à l’émotion plus qu’à l’opinion. Le pouvoir exécutif devient un pouvoir d’"exécution" du scénario présidentiel.
Un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent
De Reagan à Bush, et donc à Karl Rove, du Watergate à l’Irak, c’est ici la partie la plus intéressante de l’analyse de Salmon dans son décryptage des limbes de la politique moderne. Celle d’un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent. Dans notre rapport au réel et à l’imaginaire. Ici, c’est non seulement le réel qui est en danger, mais aussi le futur. Salmon précise: "Le monde de demain sera le résultat d'une lutte entre les narrations imposées et les contre-narrations libératrices."
Evidemment, tout cela n’arrive pas qu’aux autres. Salmon conclut le livre en traitant du nouvel ordre narratif en France. Si Sarkozy et sa "plume" (Henri Guaino) ne font pour l’instant que copier/coller le storytelling à la yankee, entre autres en détournant le récit gaullien et des figures qu’ils décentrent de leurs origines (Guy Môquet), le danger peut survenir à tout moment.
Et Salmon de conclure en en appelant à la mise en forme (artistiques, politiques, culturelles) de "pratiques symboliques visant à enrayer la machine à fabriquer des histoires, défocalisant, en désynchronisant ses récits".
"Les artistes sont prévenus, et ont déjà commencé à lutter"
Rarement, dans les essais récemment parus en France, un ouvrage n’aura à ce point autant collé, incrusté, ingéré, sa propre époque, et été à ce point urgent et névralgique. C’est peut-être la raison pour laquelle, depuis la parution de ce livre qui est un succès, Christian Salmon est sollicité par des rédactions (dont, s’amuse-t-il, celle du Monde) pour donner des conférences aux journalistes. Il explique aussi que "les artistes sont prévenus, et ont déjà commencer à lutter".
► Le "Parlement des écrivains", un réseau de villes refuges. Fondé en 1993, avec l’appui de plus de 300 intellectuels, le Parlement international des écrivains était une association à but non lucratif ayant pour objet d'organiser une solidarité avec les écrivains menacés, à travers un réseau de 31 villes refuges situées en Europe, en Amérique latine, en Amérique du Nord et en Afrique.
Suite à des divergences idéologiques, et à un voyage controversé en Palestine en 2003 (l’Espagnol Sarramago [en réalité José Saramago est portuguais, écrivain, communiste, prix Nobel] y compara Ramallah à Auschwitz [non pas Ramallah mais Jénine et le massacre commis par la soldatesque hébreue]), Salmon décida de cesser l’activité du PIE. [Salmon a donc tout d'une ordure judéocompatible.]
Storytelling, La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits de Christian Salmon, La Découverte, 236p.
Rue89 23/11/2007
A notre humble avis, tout ça c'est du blabla, DU VENT. On pratiquait déjà la manipulation et le story telling dans l'Empire assyro-babylonien et le pouvoir reste le pouvoir, distribuant un tas d'images mensongères destinées à gagner... du temps. Réalité et fiction copulent? Demandez à Moïse. Merci pour l'esbrouffe. La dernière note nous indique que ce Salmon est congénitalement sioniste. On se prend à attendre le jour où toute cette racaille sera envoyée aux mines de sel.
http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/storytelling-ces-histoires-que-construit-le-pouvoir
M. Abe rend hommage aux Indiens pro-japonais de la Seconde guerre mondiale
CALCUTTA (Inde), 23 août 2007 (AFP) - Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, en visite en Inde, a rendu jeudi un hommage appuyé à deux nationalistes indiens partisans du Japon impérial contre la présence coloniale britannique pendant la Seconde guerre mondiale.
Pour le troisième et dernier jour de son séjour en Inde, M. Abe est à Calcutta pour rencontrer des descendants de personnalités indiennes révérées par les milieux nationalistes nippons dont il est proche.
Il doit d'abord rendre visite à la famille du nationaliste indien Subhash Chandra Bose, apôtre de la résistance armée contre les Britanniques (puissance coloniale jusqu'au 15 août 1947) et favorable à Tokyo pendant la guerre. M. Abe doit aussi s'entretenir avec le fils du défunt juge Radhabinod Pal, le seul membre du Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient qui avait décidé d'innocenter tous les chefs militaires nippons accusés de crimes contre l'humanité à la fin du conflit. [Ceci est un mensonge typiquement journalistique. Le juge Pal a écrit un jugement dissident de 300 pages où il démontre que le tribunal de Tokyo n'a aucun fondement juridique et qu'il n'a pas le droit de "juger" des ennemis vaincus. n'importe quel juriste souscrirait aux arguments du juge Pal. Cet homme est honoré parce qu'il a eu le courage de le dire là où il gênait le tripotage des Alliés..]
"Beaucoup de Japonais ont été profondément touchés par des gens à la volonté et à l'action si fortes pour l'indépendance de l'Inde, comme le fut Subhash Chandra Bose", a déclaré M. Abe. "Même aujourd'hui, beaucoup de Japonais révèrent Radhabinod Pal", a-t-il ajouté, en inaugurant un centre culturel indo-japonais.
Le grand-père de M. Abe, l'ex-Premier ministre Nobusuke Kishi (1957-60), fut emprisonné par les Américains comme criminel de guerre (mais jamais jugé). Le fils du juge Pal, Prashanto Pal, 81 ans, a dit à l'AFP qu'il était "très, très heureux de voir" M. Abe et "fier pour le souvenir de (son) père". De même, la nièce de M. Bose, Krishna Bose, se sent "très excitée par cette visite historique" du Premier ministre japonais.
Comme beaucoup de militants anti-colonialistes, Chandra Bose cherchait une alliance avec les ennemis de la puissance coloniale en place dans son pays. Ce fut une attitude très répandues et seule la propagande colonialiste, toujours dominante, a cherché à dépeindre ces militants comme des "fascistes" ou des "nazis", comme le font encore tous les jours les sionistes à propos du Grand Mufti de Jérusalem qui, pendant la guerre, sollicita l'aide des Allemands et des Italiens pour mettre les Anglais dehors.
Ancien président du parti du Congrès, ancien maire de Calcutta, Bose, échappant à une mise aux arrêts et à la surveillance des Britanniques en Inde, parvint à s'échapper, à quitter le pays et au prix d'une longue odyssée, à se rendre à Berlin en mars 1941. Il y établit, avec l'aide de Hitler et des autorités allemandes, une radio transmettant vers l'Inde et quelques unités militaires, en recrutant des prisonniers, comme préfiguration d'une armée de libération de l'Inde. Ensuite, une nouvelle odyssée, sous-marine cette fois, l'amena de Kiel à Tokyo, avec un rocambolesque rendez-vous au sud de Madagascar entre le sous-marin allemand et le sous-marin japonais... «We are indignant about the fact that India is still under the ruthless suppression of Britain and are in full sympathy with her desperate struggle for independence. We are determined to extend every possible assistance to the cause of India's independence. It is our belief that the day is not far off when India will enjoy freedom and prosperity after winning independence.» a déclaré le premier ministre Tojo devant le Diète en mai 1943, quatre ans seulement avant l'indépendance effective de l'Inde, et l'asservissement du Japon. Bose est mort à la fin de la guerre dans un accident d'avion mais sa mémoire est restée vive en Inde. Tojo a été pendu par les Américains, qui n'ont pas été punis pour le crime d'Hiroshima.
Voir Rajan Borra, «Subhas Chandra Bose, The Indian National Army, and The War of India's Liberation», Journal of Historical Review, 3e année, n° 4, hiver 1982, p. 407-439. http://www.ihr.org/jhr/v03/v03p407_Borra.html
Et Andrew Montgomery, «Subhas Chandra Bose and India's Liberation Struggle», Journal of Historical Review, quatorzième année, n°2, mars-avril 1994, p. 9-23. http://www.ihr.org/jhr/v14/v14_Montgomery.html
Le dosssier confidentiel de Michael St. John
Salut l'Amérique! La conférence négationniste de Téhéran a été dénoncée par les Nations unies, le Congrès américain, les parlements britannique et français et par la Knesset israélienne. Mais tandis que se propageait le scandale de cette conférence, le monde n'avait pas idée de ce qui transpirait derrière les portes fermées des pièces où se déroulait la rencontre clandestine où les négationnistes complotaient et mettaient au point leur stratégie.
Eh bien le monde n'aura plus besoin de faire marcher son imagination, parce qu'un homme - l'historien et réalisateur David Stein - a pu infiltrer la conférence et faire enregistrer en secret le déroulement. Stein, qui travaille actuellement au documentaire Nuremberg, dans lequel joue Whoopi Goldberg, a suspendu tous ses autres projets quand il a entendu parler de la conférence de Téhéran. "J'ai senti qu'il fallait que quelqu'un fournisse des informations sur ce qui se passait", m'a dit récemment Stein lors d'une entrevue. "Il fallait que quelqu'un enregistre les plans des négationnistes et que le monde soit au courant. C'était la première fois qu'une conférence négationniste était organisée par un gouvernement. Les négationnistes ont tenu des conférences dans le passé mais cela s'est toujours fait en privé ou en secret. Là, ils étaient les invités d'honneur d'un événement organisé par un Etat. C'est un signe de bien mauvais augure."
Réalisateur bien connu, et juif, Stein n'a pas pu infiltrer en personne la conférence, alors il a travaillé en tandem avec un associé qui a pu s'introduire de temps à autre dans la conférence sans être remarqué. "A l'issue de la conférence", ajoute Stein, l'air sévère, "le président Ahmadinejad a promis 25 millions de dollars pour la cause du négationnisme, et les assistants ont porté un toast à la destruction de l'Israël. Et nous avons enregistré tout cela." [Ce gros vantard est un mythomane.]
Stein s'emploie actuellement à faire de la conférence d'Iran un documentaire qui sera consacré à la montée de l'antisémitisme et du négationnisme à travers le monde. En plus des propos enregistrés en Iran, Stein a pu s'offrir une belle exclusivité: une interview avec le père de Mel Gibson. "Le père de Mel n'avait encore jamais accordé d'interview filmée", [mensonge] explique Stein. "Je l'ai fait asseoir et lui ai posé les questions que tout le monde a à l'esprit, des questions comme, par exemple, le rôle que joue l'antisémitisme dans la famille Gibson ou ce que pense Mel du négationnisme affiché de son père. Les réponses que j'ai obtenues étaient parfois très inconvenantes."
David, dont la maison de production s'appelle Nistarim International Media (www.nistarim.com), espère avoir terminé son film d'ici à la fin de l'année (2007).
http://www.nistarim.com/news6.htm [En tout cas, à la fin de l'année 2007, il n'y avait pas le moindre signe d'avancement du projet. ]
Le titre du documentaire à paraître: "The Ninth Circle" (Le Neuvième Cercle).
http://www.nistarim.com/ninthcircle.htm
(Les révisionnistes ne pourront s'empêcher de faire le rapprochement avec le documentaire de Ludi Boeken et Annette Levy-Willard, diffusé en 1984 sur Antenne 2 et intitulé "L'espion qui vient de l'extrême droite"... auquel ils avaient répondu - mais sans bénéficier, hélas, de la même diffusion! - par un article intitulé "L'extrême droite qui venait de l'espion: anatomie d'un mensonge télévisuel".)
Canyon News, 19 août 2007
http://www.canyon-news.com/artman2/publish/Entertainment_1150/michael2000.php
On se souvient que le révisionniste autrichien Gerd Honsik, en exil en Espagne depuis 15 ans pour échapper à une peine de prison dans son pays, et ne possédant donc pas de passeport, avait écrit à l'IPIS de Téhéran pour proposer d'être remplacé par son avocat viennois, Me Schaller. Voir plus loin ce qui est arrivé à Gerd Honsik, poète et polémiste.
Judéolâtrie galopante de Georges Nivat
«Arrivons-en pour conclure à un exemple qu'a très bien développé Shimon Markish dans son livre sur Vasili Grossman. Grossman est-il un grand, très grand, moyen écrivain? Je ne veux pas entrer dans ce problème, j'ai été très bouleversé en lisant son livre, de toute façon. Il écrit une langue russe qui est assez puissante pour pouvoir bouleverser, et une langue russe visiblement inspirée par Anton Tchekhov. Shimon Markish écrit qu'à un moment donné Vassili Grossman, s'il n'était pas juif, s'il ne se sentait pas juif, s'est découvert juif parce qu'il a découvert non pas le sang qui coulait dans ses veines, mais le sang qui coulait hors des veines des juifs, hors des veines de ceux qui allaient devenir «son peuple». Et effectivement, il y a là quelques-unes des pages les plus brûlantes dans ce livre, écrites en russe, par un écrivain russe, à mes yeux, quoique d'origine juive, sur le problème fondamental du Génocide au XXe siècle, de la création d'une usine à destruction humaine, dans les régimes totalitaires. Le livre de Grossman entre dans un corpus d'apocalypses totalitaires qui nous est donné précisément par la langue russe. C'est en russe que vous avez aujourd'hui les livres les plus grands sur la destruction de l'homme au XXe siècle. Et l'un d'eux est écrit par ce «juif de destin» qu'était Grossman...»
Nivat, critique littéraire connu et apprécié, est assurément une grande andouille...
Le fétichisme imbécile qui entoure sainte Anne Frank dans les Pays Bas déclenche une hystérie collective concentrée sur le marronnier qui pousse devant la Sainte Maison, et qui est en train de crever. Il aurait fallu planter un chêne millénaire, pour la bonne continuation du culte. Pour l'instant, comme on ne sait que faire pour lutter contre les ravages du temps, et l'inexorable Oubli, on a haubanné l'arbre pour éviter aux bienheureux fidèles de le prendre sur la tronche. L'émotion est à son comble. Le saint office continue.

http://www.ad.nl/amsterdam/article1836059.ece
Des traces de propagande nazie signalés sur You Tube en Allemagne
Selon la chaîne ARD, la plate-forme de partage vidéos hébergerait des vidéos incitant à la haine raciale. Un type de dérapage qui n'épargne pas la France.
Philippe Guerrier
C'est une mauvaise publicité pour You Tube en Allemagne. Une chaîne de télévision publique accuse la plate-forme de partage vidéo (propriété de Google) d'incitation à la haine raciale. A travers une enquête diffusée lundi soir dans l'émission Report Mainz sur le réseau de télévision publique ARD, YouTube s'est vu accusé de propagande nazie.
Selon les éléments rapportés par Reuters, le service Web 2.0 hébergerait des extraits d'un film de propagande antisémite de 1940 (Le Juif Süss) et deux clips du groupe de rock allemand d'extrême droite Landser sur fond d'images d'opérations militaires nazies de la deuxième Guerre mondiale. La mise à disposition de ce type de vidéos est jugée scandaleuse outre-Rhin. Selon l'enquête télé de l'émission Report Mainz, Salomon Korn, vice-président du Conseil central juif d'Allemagne, envisage des poursuites contre Google en Allemagne.
Autre témoignage accablant: Jugendschutz.net, organisme allemand de protection de la jeunesse, s'est plaint plus de "cent fois " en vain auprès des responsables de la branche locale de Google. Malgré la demande incessante de retirer les vidéos litigieuses, certaines d'entre elles seraient restées en ligne presqu'un an. Google Allemagne n'a pas fait de commentaires pour le moment.
Si l'on peut comprendre que cette affaire de propagande nazie fasse beaucoup de bruit en Allemagne, la France n'est pas épargnée par les appels à la haine diffusés sur les plates-formes de partages vidéo.
En France, des signalements "fréquents et en hausse"
Contacté mardi après-midi par Vnunet.fr, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) se montre vigilante. Même si elle reconnaît ne pas mener de veille pro-active sur Dailymotion ou Youtube, les internautes peuvent en revanche signaler les abus sur le site Internet de la Licra.
Les cas les plus compromettants sont ensuite transférés aux autorités judiciaires. "Cela arrive souvent et le nombre de signalements est en hausse ", glisse le service juridique de la Licra, faute d'éléments quantifiables en l'état actuel.
Précédemment, la Licra était montée en première ligne pour dénoncer ses dérives comme dans l'affaire Aaargh du nom d'un site révisionniste hébergé à l'étranger ou les enchères d'objets nazis proposées sur Yahoo.fr.
vnunet.fr 28 août 2007
http://www.vnunet.fr/fr/vnunet/news/2007/08/28/youtube-accus-de-propagande
Un négationniste invité à donner une conférence
Un cycle d'études qui veut briser des tabous
par Wolfgang Schieder
La ville de Teramo est située dans les Abruzzes, loin derrière la chaîne de montagnes et à l’écart de tous les circuits touristiques italiens. On y arrive en voiture après être passé par un long tunnel sous le massif du Gran Sasso. Bien que non véritablement située dans le sud de l'Italie la ville n'en appartient pas moins au Mezzogiorno et dispose d'une université d'Etat qui a été implantée par un de ces anciens tout-puissants autocrates de la défunte Démocratie chrétienne.
Sise au milieu des nouvelles et nombreuses implantations à la périphérie de la ville, l'Université a réussi, au fil des années, à acquérir une bonne réputation. C'est là en particulier que le trop tôt disparu Filippo Mazzoni, l'une des figures marquantes de l'histoire sociale italienne, a dispensé son enseignement. Presque tous les étudiants sont issus de la région alors que presque tous les professeurs habitent à Rome, comme c'est d'ailleurs le cas dans bien d'autres universités italiennes. Le ronron académique habituel suivait donc paisiblement son cours à Teramo jusqu'à ce qu'au printemps de cette année l'Université n'attire soudain sur elle les feux de l'actualité.
Depuis, on assiste, en particulier sur Internet, à une sorte de guerre des croyances politiques menée avec acharnement à propos d'un sujet qui, à vrai dire, est proprement inexistant.
Une fixation sur des positionnements arabes
Le coup d'envoi des hostilités a été donné suite à une invitation adressée au Français Robert Faurisson, spécialiste de littérature et négationniste notoire, afin que sur ses thèmes qu'on ne connaît que trop il fasse un exposé à l'Université. L'invitation avait été faite par Claudio Moffa, titulaire d'une chaire sur la politique et l'histoire de l'Afrique. C'est déjà lui qui, l'année dernière, avait créé avec l'accord de l'Université un cycle de maîtrise sur le Moyen-Orient baptisé du nom du charismatique manager Enrico Mattei, l'homme qui, après la deuxième guerre mondiale, avait voulu, grâce au pétrole libyen, rendre l'Italie indépendante des grands consortiums anglo-américains du pétrole. Le seul choix d'un tel nom aurait d'ailleurs déjà dû amener l'Université à se poser des questions car cela était déjà le signe avant-coureur d'une fixation sur certains des positionnements arabes au Moyen-Orient.
De surcroît, le programme d'études de ce cycle était unilatéralement axé sur des thèmes intéressant le monde arabe, qu'il s'agisse des choix faits en matière de langues ou de géographie politique. On voulait ainsi amener les étudiants à l'idée d'un "Proche-Orient sans tabou". Inviter un des dirigeants de ces "negazionisti", comme on nomme en Italie ces douteux personnages, cadrait donc bien avec le programme. En effet, pour Faurisson et ses semblables le meurtre de millions de juifs européens n'est qu'une invention, qui sert juste à mâter politiquement les Allemands mais aussi et surtout à maintenir les Palestiniens sous le joug de l'oppression. Faurisson fait tout autant partie de cette petite Internationale des négationnistes que le Germano-Canadien Zündel récemment condamné à Mannheim. En 1985, un certain Carlo Mattogno avait déjà fait sensation, mais limitée à un milieu sectaire anti-intellectuel, avec son livre sur Le Mythe de l'extermination des juifs. Donner pour la première fois aux négationnistes une chance de sortir de ce milieu, voilà ce que leur offrait le professeur Moffa.
De la gauche vers la droite
Bien loin d’être politiquement issu de l'extrême droite, Moffa vient du mouvement de gauche radicale "Lotta continua". Ce qui l'a politiquement fait basculer de gauche à droite, sans que pour autant on puisse finalement distinguer en quoi il a véritablement varié, est tout simplement un banal "antisionisme" qui met radicalement l'existence d'Israël en question. C'est ainsi que dans ses écrits sur le sionisme il s'élève contre "la pensée unique que la gauche a sur le sujet" ou encore il manie l'ironie avec allusion au bon mot italien sur "ces braves gens de juifs" (ebrei brava gente).
Mais l'invitation de Faurisson à la faculté de politique de l'Université de Teramo, invitation également diffusée sur Internet, avait soulevé en Italie une vague d'indignation. Le porte-parole des protestataires, le spécialiste turinois d'histoire contemporaine, également bien connu en Allemagne, Brunello Martelli [dit Nutella], rassembla alors plus de huit cents signatures sur une résolution qui protestait contre l'invitation de Faurisson. Cette résolution, signée presque sans exception par des universitaires de toute l'Italie, protestait violemment contre le fait que l'invitation à Teramo donnait pour la première fois une plateforme académique aux négationnistes.
Les signataires accusaient la personnalité invitante, à savoir Moffa, "d'ignorance et de malhonnêteté" et mettaient en demeure l'Université de Teramo de vérifier le contenu scientifique du cycle d'études "Enrico Mattei". Reprenant le mot du spécialiste français d'histoire de l'antiquité, Pierre Vidal-Naquet, ils qualifiaient les négationnistes d'"assassins de la mémoire".
"Le véritable fascisme de notre époque"
Mais il en fallait plus pour démonter l'initiateur de toute cette mise en scène. En effet, Moffa maintenait l'invitation adressée à Faurisson, se référait à la liberté de recherche scientifique garantie par la constitution et, de son côté, il rassemblait aussi des signatures. Il fallut que le recteur de l'Université se saisisse de l'affaire en interdisant finalement au Français de paraître à l'Université; sur quoi Moffa se rabattit avec son invité sur un hôtel. Mais il y eut alors, à l'occasion d'une conférence de presse, des altercations où l'on en vint aux mains avec un groupe de manifestants [sionistes, faut pas le cacher.], si bien que la conférence ne put avoir lieu. Ce fut pour Moffa l'occasion de se draper dans la position du martyr politique. Il parla d'une "grave agression de la communauté juive en Italie contre la liberté d'opinion" pour finalement affirmer que cette communauté et ceux qui la soutenaient sans discernement représentaient "le véritable fascisme de notre époque".
Un tel débordement ouvertement antisémite fut salué sur Internet par les plus vives approbations. Des centaines de messages d'une "claque", où l'on ne distinguait plus bien où était la droite ou la gauche, se sont déchaînés contre les "gangs sionistes" et contre les prétendus agresseurs juifs qui s'opposent systématiquement à la liberté d'expression. [Ils n'était pas "prétendus", ils venaient de Rome pour casser la gueule à tout le monde, en hurlant qu'ils étaient "fils de déportés juifs".] C'est ainsi qu'est né un véritable lieu de discussions antisémite où, après plusieurs mois, on continue à échanger des idées, le cœur empli de haine.
Tel est le soubassement pseudo-intellectuel qui aujourd'hui en Italie banalise toujours davantage l'antision